Alimentation : préparez-vous, les augmentations arrivent

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 25 mars 2022 à 11h44
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5,9%Les prix des produits alimentaires frais étaient en hausse de 5,9% sur un an en février 2022.

Les prix des produits alimentaires est déjà en forte hausse depuis plusieurs mois, mais la situation ne fera qu’empirer. Si jusque-là c’étaient les tensions liées à la reprise économique poste-pandémie qui pesaient sur les prix des produits alimentaires, la guerre en Ukraine et les sanctions économiques décidées par l’Occident contre la Russie et vice-versa en rajoutent une couche.

Les prix de l’alimentation vont fortement augmenter

La dernière publication sur l’inflation en février 2022 de l’Insee, publiée le 15 mars 2022, montrait déjà une forte hausse des prix de l’alimentation en France. Alors que l’inflation s’est établie à 3,6% sur un an, l’alimentation a vu ses prix grimper de 2,1% tous types confondus, et même de 5,9% pour ce qui est des produits frais.

Mais entre-temps, la guerre en Ukraine s’est enlisée : les prix de l’énergie ont explosé comme ceux des produits utilisés par l’agriculture, notamment l’engrais. Les prix du transport, déjà élevés, ont également continué à augmenter. Et les deux pays en guerre, l’Ukraine et la Russie, sont de gros producteurs de céréales et autres produits agricoles, ce qui n’aide en rien la situation.

Pas de « pénurie » mais des prix qui vont augmenter

Les professionnels du secteur, notamment les agriculteurs, les distributeurs et les industriels de l’agroalimentaire, sont à nouveau en discussions pour répercuter la hausse des prix de production sur les prix d’achat de matières premières et donc de vente. Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, a donc prévenu les ménages français sur RMC le 24 mars 2022 : « les prix vont augmenter ».

Si le ministre estime que le risque de pénurie n’existe pas en France, ou est tout du moins très faible, il s’inquiète pour les pays moins indépendants en termes de production alimentaire. Une inquiétude partagée par l’ONU qui juge qu’un risque de famine sur fond de hausse des prix alimentaires est possible dans de nombreux pays sous-développés et en voie de développement.

Le consommateur va donc devoir payer plus cher, ce qui va peser encore plus sur le budget des ménages déjà confrontés à une forte hausse des prix de l’énergie. Mais le ministre de l’agriculture estime qu’il « faut que les industriels, la grande distribution, jouent leur part » afin de réduire la hausse des prix de production.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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