Tarifs bancaires : pas de gel en 2023, mais une hausse plafonnée

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 14 septembre 2022 à 11h21
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1 EUROLes banques proposeront des comptes à 1 euro par mois pour les plus fragiles.

Parmi les paramètres qui vont faire grimper l’inflation en 2023, désormais attendue à 4,3% par le gouvernement contre 3,2% auparavant, les tarifs bancaires vont avoir leur rôle à jouer. Si les banques ont voulu faire un effort pour éviter de trop peser sur le budget des ménages, leurs tarifs ne seront pas gelés. Il y aura bien une augmentation des prix…

Vers une hausse de 2% des tarifs bancaires en France en 2023 ?

Lors de la conférence de presse qui a eu lieu mardi 13 septembre 2022 à l’issue de la réunion avec les responsables du secteur bancaire, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, annonce celle qu’il présente comme une bonne nouvelle et même un « bouclier sur les frais bancaires ». Les frais bancaires, souvent critiqués car trop élevés, n’augmenteront pas de beaucoup.

« Toutes les banques ont pris l'engagement de ne pas augmenter leurs tarifs bancaires de plus de 2% sur l'année 2023 », a précisé le ministre. En somme, les banques n’ont pas annoncé de gel de leurs tarifs et comptaient, initialement, appliquer une augmentation plus élevée de ceux-ci. En les indexant sur l’inflation en France, par exemple, l’augmentation aurait été de plus de 5%.

Les Français devront donc bien payer plus cher pour leurs comptes bancaires : avec un plafonnement à 2%, annoncé, il y a fort à parier que l’ensemble des établissements appliqueront ce taux de hausse à son niveau maximum.

Autre mesure, cette fois à destination des ménages les plus fragiles : des frais bancaires limités à un euro par mois, contre trois euros en moyenne. Soit une réduction de prix de 24 euros sur l’année, mais uniquement dans certains cas et pour des clients très précis.

Les banques gagnent gros depuis la fin de la Covid-19

Les annonces concernant la modération sur les frais bancaires auraient néanmoins pu être meilleures : depuis la fin de la Covid-19, les banques françaises sont dans le vert, et pas qu’un peu. En 2021, les gains de BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE et le groupe Crédit Mutuel ont explosé, avec 30 milliards d’euros de bénéfice net sur l’année. Et les autres établissements n’ont pas été en reste.

D’ailleurs, les gains se poursuivent depuis le début de l’année 2022 : sur la période avril-juin 2022, soit le deuxième trimestre, l’ensemble du secteur dépasse les 6 milliards d’euros de résultat net, qui viennent s’ajouter aux gains du premier trimestre de l’année...

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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