Il n’y a pas de transformation digitale sans « disponibilité 24/7/365 »

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Par Patrick Rohrbasser Publié le 23 juillet 2017 à 16h19
Transformation Digitale Entreprises Arret Production
21,8 millions $Les temps d?arrêt non programmés coûtent aux entreprises 21,8 millions de dollars par an en moyenne.

A l’image du cloud il y a quelques années, la tendance est aujourd’hui à la transformation digitale, expression très largement utilisée et presque banalisée de notre époque.

Elle est principalement le fait de nouveaux entrants sur le marché qui avancent très vite, sans respecter des principes établis comme il pouvait en exister dans l’industrie classique, à l’instar d’Uber ou encore Airbnb, qui est aujourd’hui deux fois plus capitalisé que le Groupe AccorHotels.

L’impératif de la disponibilité, contre les interruptions d’activité

Opérer sa transformation digitale, c’est d’abord reconnaître que les usages changent, dans le cadre d’une économie numérique et par le recours aux outils logiciels. Avec le principe de disponibilité, qui constitue le cœur de ce nouvel écosystème, apparaît une nouvelle unité de mesure de la disponibilité basée sur le temps réel : il n’y a pas de transformation digitale possible sans disponibilité de la donnée 24.7.365. Payer, réserver, acheter, voyager, communiquer, échanger : la liste des services disponibles à toute heure du jour et de la nuit, sans délais, est longue.

Les interruptions d’activité sont extrêmement préjudiciables pour les entreprises, beaucoup plus graves que les problèmes d’infrastructures ou de matériel. En effet, les temps d’arrêt non programmés coûtent aux entreprises 21,8 millions de dollars par an en moyenne. Et 66% des entreprises estiment que ces temps d’arrêt freinent leurs initiatives de transformation numérique.1 Le recours à des technologies digitales innovantes pour assurer la continuité des services représente la meilleure décision à prendre pour de nombreux responsables. A contrario, une entreprise qui néglige la transformation digitale s’expose à des pertes commerciales, financières voire une dégradation de sa notoriété.

La plateformisation se répand dans les entreprises de tous secteurs

On parle également beaucoup de "plateformisation", terme qui englobe les notions "d'uberisation" et "d'économie collaborative", qui se répand à tous les niveaux au sein des entreprises de tous secteurs. Elle induit des prérequis de base tels que l’hébergement et la standardisation, puisque, par définition, une plateforme représente un socle sur lequel il est possible de venir se connecter ou s’héberger. Elle apporte une transparence quasi-totale à tous les interlocuteurs impliqués dans des échanges d’information.

La logique de la plateformisation s’exprime donc dans l’organisation et les outils mis en place, mais également dans les méthodes de l’entreprise ; désormais, tout est plateforme, ce qui suppose des changements dans la façon dont le département IT et l’ensemble de l’entreprise sont structurés. Toutes les entreprises qui innovent aujourd’hui sont donc dans une dynamique de fonctionnement entièrement nouvelle en termes de personnel : celle de changer les équipes pour penser différemment. Elles doivent notamment prendre conscience que conduire la transformation digitale ne doit pas dépendre d’un seul individu, mais doit au contraire devenir une mission collaborative unissant les services IT et ceux qui les utilisent. De façon générale, les services informatiques ne doivent plus fonctionner en silo dans l’entreprise mais comme un service interne.

En résumé, si la plateforme est aujourd’hui au cœur du débat, il est néanmoins essentiel de comprendre qu’elle n’est pas la source du changement qui a lieu dans les rapports économiques, mais qu’elle en découle. La plateformisation de l’économie décrit l’usage massif de l’information et la capacité à lui donner du sens. Le processus de création de valeur repose désormais sur l’aptitude des entreprises à créer une information pertinente et non plus sur une capacité de production extensive.

Les avancées technologiques, conjuguées à des facteurs économiques conjoncturels, ont favorisé cette plateformisation qui entre progressivement dans les usages quotidiens de n’importe quel individu doté d’un smartphone. A l’ère du « toujours connecté » où la demande est abondante, la disponibilité des données est plus que jamais vitale à tous les niveaux de l’entreprise et pour tous.

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Patrick Rohrbasser est Regional Vice-President chez Veeam France.

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