Implants PIP : 30 000 femmes / 3 millions d’indemnités = 50 euros par sein

Par Olivier Sancerre Modifié le 27 janvier 2015 à 7h29
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100 000À son apogée, PIP produisait 100 000 prothèses mammaires.

Les nombreuses victimes de la société PIP, cette société qui a fourni des prothèses mammaires de très mauvaise qualité, vont pouvoir s'adresser à l'assureur Allianz pour recevoir une indemnité.

Les dirigeants de la société ont été condamnés à Marseille en décembre 2013; c'est maintenant au tour des victimes de demander réparation des préjudices subis. Dans ce dossier douloureux, c'est l'assureur Allianz qui est en charge de la gestion du dispositif.

Les victimes, oubliées de la condamnation

Malheureusement, les victimes ne devront pas s'attendre à recevoir monts et merveilles. Le tribunal correctionnel de Marseille a en effet établi un plafond de garantie limité à 3 millions d'euros ce qui, ramené aux quelques 30 000 victimes des agissements de PIP, ne représentent pas grand chose : en moyenne, 100 euros par personne seulement…

Fort heureusement, on souligne chez Allianz qu'en passer par ce dispositif de versement des indemnités n'est pas synonyme de renonciation à son droit à poursuivre l'entreprise sur d'autres bases et ainsi, espérer obtenir plus en justice. Mais les procédures sont longues et ce n'est pas avec les indemnités versées par Allianz que les victimes pourront financer de nouvelles étapes judiciaires.

Les procédures restent possibles

Allianz propose que l'industrie mette en place un fonds de solidarité nationale, abondé par les professionnels du secteur, afin de le responsabiliser et éviter un éventuel nouveau scandale.

Dans la pratique, les victimes ont jusqu'au 28 février pour se signaler sur le site web mis en place par Allianz (indemnitepip.fr). L'assureur prendra ensuite deux semaines pour vérifier les dossiers et fixer les indemnités à verser à chacun, selon une grille établie par le tribunal.

Les victimes ont jusqu'au 28 février pour se signaler.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.