DSK veut faire interdire le club libertin de Dodo la Saumure, le… DSK

Photo Jean Baptiste Giraud
Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 30 avril 2014 à 14h24

La ficelle était grosse : Dodo la Saumure - connu à l'état civil belge sous le nom de Dominique Alderweireld -avait annoncé à grand renfort de publicité médiatique gratuite qu'il ouvrirait mercredi 30 avril sa "maison de plaisir", opportunément baptisé "le DSK". Rappelons que Dodo la Saumure est mis en examen dans l'affaire des prostituées du Carlton de Lille, dans laquelle Dominique Strauss-Kahn est également impliqué, Dodo la Saumure étant soupçonné d'avoir "fourni" les filles pour animer les parties fines à l'hôtel.

Or on apprend, à quelques heures de l'ouverture de l'établissement, que DSK, le vrai, "prendra toute mesure judiciaire pour faire cesser l'atteinte caractérisée à son nom qui en résulte". Dodo la Saumure a beau prétendre que le nom de son club signifie Dodo Sex Klub", cela ne trompe personne, surtout avec un K à Club... DSK (le vrai) a mandaté pas moins de cinq avocats, trois en France, et deux en Belgique, pour entreprendre toutes les démarches judiciaires nécessaires afin d'interdire l'utilisation des initiales DSK à Dodo la Saumure. Réclamera-t-il des dommages et intérêts, pour se refaire des millions de dollars versés à Nafissatou Dialo dans l'affaire du Sofitel de New-York ?

L'intéréssé a manifestement le sens des affaires, puisque Dominique Alderweireld a annoncé vouloir prochainement ouvrir un autre club, toujours en Belgique : il s'appelera cette fois "le Carlton Club" (Club, avec un C). On attend la réaction du groupe d'hôtels de luxe...

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).