L'indemnité carburant mise en place à partir du 1er octobre

800 MILLIONS
La remise sur les carburants représente une dépense publique de 800
millions d'euros par mois.

L'annonce était attendue avec impatience par les automobilistes qui n'en peuvent plus de voir leur pouvoir d'achat rétrécir à vue d'œil. Bruno Le Maire a détaillé le nouveau dispositif d'indemnité carburant.

Pour aider les automobilistes en cette période de flambée des prix à la pompe, le gouvernement a mis en place une remise de 18 centimes le litre qui profite à l'ensemble des conducteurs. L'exécutif cherche désormais à cibler plus finement les besoins réels et réfléchit depuis quelques mois à un mécanisme destiné à tous ceux qui ne peuvent faire autrement que de prendre le volant pour aller au travail. Les contours de cette indemnité carburant ont été détaillés par Bruno Le Maire au micro d'Europe 1. La mesure devrait être mise en œuvre à compter du 1er octobre et elle va remplacer la remise sur les carburants.

Une simple déclaration

« On va le faire très progressivement mais à la fin de l'année il n'y aura plus de remise carburant, et dès le 1er octobre », a expliqué le ministre de l'Économie, en précisant qu'il s'agit d'une proposition. Il faut encore que le parlement valide la proposition. La remise va se réduire dans le temps, elle va passer de 18 à 12 centimes, puis 6 centimes, avant de disparaitre complètement. Pour bénéficier de l'indemnité, il suffira tout simplement de se déclarer sur le site de la direction générale des Finances publiques.

Finances publiques

« Si votre domicile et votre lieu de travail sont très éloignés ou que vous êtes par exemple itinérant parce que vous êtes aide-soignante », alors il sera possible de se déclarer comme « gros rouleur ». Ce qui activera le versement de l'indemnité qui doit couvrir « quasiment l'intégralité de vos frais de carburant » supplémentaires. Une mesure qui représentera un coût de 2 milliards d'euros par an, contre 800 millions d'euros par mois pour la remise. « C'est bien la preuve que nous ne voulons pas du quoi qu'il en coûte. Nos finances publiques ne nous le permettent pas », ajoute le locataire de Bercy.


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