Le patron d’Activision Blizzard quittera l’entreprise si la culture toxique persiste

Par Olivier Sancerre Modifié le 23 novembre 2021 à 16h04
Activison Blizzard Plainte Harcelement 1
9.500Activision Blizzard comptait 9.500 salariés fin 2020.

Après Ubisoft, c'est un autre géant du jeu vidéo qui tremble sur ses bases en raison d'accusations de harcèlement. Activision Blizzard, l'éditeur du blockbuster Call of Duty, pourrait perdre son PDG, Bobby Kotick, si les problèmes de culture toxique au sein du groupe ne disparaissent pas.

Visé au mois de juillet par une plainte déposée par la Californie, Activision Blizzard vit sous pression. Cette plainte se réfère à des cas de harcèlement au sein du géant du jeu vidéo, accusé d'entretenir une culture toxique et sexiste qui aboutit à des inégalités de carrière. Depuis, la boîte de Pandore s'est ouverte et les témoignages s'accumulent. La dernière vague est dévastatrice pour le PDG du groupe, Bobby Kotick, qui aurait été au courant des cas de harcèlement sans en référer au conseil d'administration. Autrement dit, il savait mais il a voulu étouffer l'affaire…

Pression toujours plus importante

Depuis, la pression monte sur Bobby Kotick, poussé de toutes parts à démissionner mais qui bénéficie toujours du soutien du conseil d'administration, malgré les distances prises par d'autres géants du secteur comme Microsoft. Le Wall Street Journal rapporte que lors d'une réunion le 20 novembre avec des cadres d'une unité, il a ainsi indiqué qu'il pourrait quitter l'entreprise s'il ne parvenait pas à résoudre rapidement les problèmes de culture. Une gageure, sachant que cette culture toxique infuse chez Activision Blizzard depuis des années et qu'elle est manifestement enracinée.

Bobby Kotick était-il au courant ?

La direction a réagi après la plainte de la Californie, en poussant vers la porte de sortie une vingtaine d'employés après des signalements. Une autre vingtaine de personnes se sont vues réprimander, tout en restant au sein de l'entreprise. De son côté, Bobby Kotick a assuré de sa détermination à faire du studio « le lieu de travail le plus accueillant et le plus inclusif ». Pour le moment, il a encore tout à prouver : une pétition d'employés réclament en effet son départ.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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