Le secteur de la nuit en plein désarroi

Par Olivier Sancerre Modifié le 18 mai 2021 à 13h50
Discotheques Reouverture 1
1.500La France compte 1.500 discothèques ou boîtes de nuit.

Le secteur de la nuit tire la sonnette d'alarme. Privées d'horizon et sans feuille de route pour leur réouverture, les discothèques réclament du gouvernement une plus grande souplesse pour pouvoir exercer une activité, ce serait-ce que pour éviter les problèmes d'ordre public.

Les bars, les cafés et les restaurants pourront rouvrir leurs terrasses le 19 mai, puis les restrictions vont être levées jusqu'au 30 juin où une activité normale pourra être reprise. Rien de tout cela pour le secteur de la nuit : les boîtes de nuit, fermées depuis des mois, n'ont toujours pas obtenu de feuille de route pour leur réouverture. Jean-Roch, propriétaire de discothèque et figure du milieu, déplore la situation dans Le Parisien. Il dénonce une « injustice totale ».

Problème de maintien de l'ordre public

Selon le dirigeant, « depuis le début de l’épidémie, nous sommes restés fermés : nous sommes les plus pénalisés et les plus ignorés ». Le secteur représente pourtant « des dizaines de milliers d'employés ». Jean-Roch utilise aussi un argument qui semble porter auprès du gouvernement : avec des discothèques toujours fermées, le risque est grand de voir les fêtes sauvages se multiplier, source de troubles à l'ordre public. Bruno Le Maire n'y a pas été insensible. Devant les caméras de LCI, le ministre de l'Économie a « entendu les arguments des professionnels sur le risque de voir des rassemblements sauvages et sur la possibilité d'ouvrir les lieux en plein air ».

Aide renforcée

Mais le locataire de Bercy n'a pas donné plus de détail. Il a simplement rappelé le rendez-vous fixé mi-juin avec le secteur afin de discuter des possibilités de réouverture. En attendant, les exploitants peuvent toujours obtenir une aide renforcée, notamment pour les coûts fixes. Les pouvoirs publics prennent en charge jusqu'à 70% des charges fixes des entreprises de plus de 50 salariés (90% pour celles de moins de 50 salariés), avec un plafond de 10 millions d'euros annuels.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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