Les employés d’un Apple Store américain créent un syndicat, une première chez Apple

Par Olivier Sancerre Modifié le 20 juin 2022 à 11h06
Apple Store Syndicat 2
270Apple compte 270 boutiques aux États-Unis.

Les employés d'une boutique Apple aux États-Unis ont approuvé la création d'un syndicat. Une première historique qui pourrait faire tâche d'huile, mais le géant informatique va s'employer à limiter les dégâts.

Apple n'est jamais avare de grands mots pour qualifier ses produits et ses logiciels, mais il est probable que le constructeur informatique évite le terme « historique » pour parler de la création d'un premier syndicat dans une de ses boutiques aux États-Unis. En fait, le mastodonte voit l'initiative des employés de l'Apple Store de Towson (Maryland) d'un très mauvais œil. Ces derniers ont en effet, à la majorité (65 voix pour, 33 contre), approuvé la création d'un syndicat dans leur boutique. Du jamais vu au sein du réseau américain de boutiques d'Apple, qui compte 270 points de vente.

Négociation des conditions de travail

Ce syndicat, qui sera affilié au groupement IAM, veut négocier avec la direction pour les salaires, le temps de travail, ou encore les mesures de sécurité. Du côté d'Apple, on estime qu'un syndicat va dégrader le lien direct qu'il peut y avoir entre les managers et les salariés. Deirdre O'Brien, la responsable des ressources humaines du groupe, s'était rendu en personne dans ce magasin de Towson pour décourager la création du syndicat. Elle avait expliqué que si les salariés avaient le droit de rejoindre une organisation syndicale, c'était aussi leur droit de ne pas le faire.

D'autres magasins intéressés

Un argument utilisé en boucle par les grands groupes qui, à l'image d'Amazon et de Starbucks, combattent parfois férocement la syndicalisation de leurs troupes. Pour Apple, il s'agit maintenant d'éviter l'aspect « tâche d'huile », car d'autres magasins ont montré des envies de syndicalisation. Les salariés peuvent en tout cas compter sur un soutien de poids, celui de Jo Biden : le président américain est en effet un grand supporter des syndicats.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.