Les trois-quarts des Français se disent prêts à payer plus cher pour mieux manger

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Par Laure De Charette Modifié le 11 avril 2016 à 14h30
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2121 millions de Français sont en surpoids ou obèses.

L'alimentation est la première des médecines, comme le rappelle le site internet Doctissimo. Bien manger est ainsi la clé pour préserver son corps et éviter de nombreuses maladies. Et les Français commencent à prendre conscience que bien se nourrir est un impératif !

Moins de viande

La preuve, plus de trois Français sur quatre sont prêts à dépenser plus d'argent pour des produits de meilleure qualité, selon une enquête menée par l'IFOP pour la marque Fleury Michon.

80 % des personnes interrogées estiment d’ailleurs que ces sujets devraient être prioritaires dans les programmes des candidats aux prochaines élections présidentielles.

Une (petite) majorité de Français, 58 % d’entre eux, se disent même prêts à envisager de diminuer les quantités de viande qu'ils achètent, afin de limiter l'élevage de masse.

Il serait temps : les études pointant les risques pour la santé d'une alimentation trop riche en protéines animales se multiplient. Selon une étude menée par des chercheurs de la Harvard Medical School les personnes mangeant trop de viande rouge sont plus exposées au risque de cancer et aux problèmes cardiaques (diabète, obésité), selon un article du Huffington Post.

Les agriculteurs trop mal payés

Les Français pensent aussi que les producteurs de notre nourriture, à savoir les agriculteurs, ne sont pas rémunérés comme ils le devraient. Et pour cause : les industriels de l'agroalimentaire, qui jouent le rôle d’intermédiaires entre les producteurs et les grandes surfaces prélèvent des marges souvent indues sur le dos des agriculteurs. Un exemple : en 2014, les prix à la production agricole ont baissé en moyenne de 5 %, mais ceux de l'industrie agroalimentaire n’ont reculé que de 2 % !

Résultat, le revenu moyen des producteurs de viande bovine a ainsi chuté à environ 12 000 euros par an en 2014, selon la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Pire, De nombreuses fermes françaises sont en grande difficulté : entre 22 000 et 25 000, soit 10 % des élevages, selon le ministère de l’agriculture Stéphane Le Foll.

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Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.

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