Réforme du livret A : pas pour tout de suite

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Par Elisabeth Guedel Modifié le 25 juin 2012 à 3h49

Eco Digest du 25 juin 2012 (2) – La réforme du livret A sera repoussée de quelques mois et appliquée en deux étapes. Selon le Journal du Dimanche, le doublement du plafond autorisé, actuellement limité à 15 300 euros, devait initialement être appliqué dès le mois de juillet. C'était une promesse de campagne de François Hollande. Mais les banques et les compagnies d’assurance ont interpellé le gouvernement, craignant des transferts d’argent trop importants depuis les livrets bancaires vers le livret A. La réforme se ferait donc, finalement, en deux temps, selon l’hebdomadaire : un premier relèvement du plafond à 20 000 euros à la rentrée, voire à l’automne, puis un deuxième pour atteindre les 30 600 euros dans... deux ou trois ans ! 9 Français sur 10 possèdent un livret A, mais seulement 9 % d’entre-eux ont atteint le plafond de 15 300 euros. L'objectif de la réforme est de financer la construction de logements sociaux.

Quant à la hausse du SMIC, attendue entre 2 et 2,5 %, elle sera annoncée ce mardi et appliquée sur la feuille de paie du mois de juillet.

60 millions d’euros cette année, 490 millions l’an prochain : c’est ce que coûtera le retour de la retraite à 60 ans au régime complémentaire des salariés du privé, l’Arrco, selon ses propres prévisions. Le régime des cadres, l’Agirc, donnera ses estimations ce mardi. Le gouvernement a déjà évalué à 1,1 milliard d’euros le coût de sa réforme aux régimes de base l’an prochain. 100 000 actifs sont concernés, ceux qui ont commencé à travailler avant l’âge de 20 ans et qui ont le compte d’annuités. La mesure entrera en vigueur le 1er novembre.

Le gouvernement est réuni au grand complet ce lundi pour un séminaire sur “le budget pluriannuel et le projet de loi de finances 2013”. 10 milliards d’euros sont à trouver pour financer toutes les mesures envisagées. Le chef de l'Etat a de nouveau promis, vendredi soir à Rome, de ne pas toucher au portefeuille des classes moyennes. Les hausses d'impôts "s'adresseront à ceux qui ont le plus".

- L’École polytechnique : mauvaise élève. La Cour des comptes émet toute une série de critiques sur le fonctionnement de l’X : comptabilité analytique fiable “pas encore disponible”, ce qui ne permet pas d’évaluer le coût de la scolarité; gestion “trop laxiste” des enseignants à qui l’école demande des services “nettement inférieurs à ceux des universitaires”; Polytechnique serait franchement cancre côté diversité, jugée “excessivement limitée” (les filles ne représentent que 11 % à 18 % des diplômés de l’X, et l’école ne compte que 11 % de boursiers, alors que l’État en exige 30 %). Ces critiques ne sont pas nouvelles et la prestigieuse école assure avoir déjà entamé des réformes via son Contrat d’objectifs et de performance 2012-2016 (COP).


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