Au Mali, premières contestations du scrutin

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Par JOL Press Modifié le 31 juillet 2013 à 14h11

Les premiers résultats de l’élection présidentielle malienne menacent de troubler de nouveau la transition politique. Alors que le candidat Ibrahim Boubacar Keita semblerait être arrivé en tête du scrutin, selon une déclaration du ministère de l’Administration territoriale, les opposants à l’éventuel futur président malien ont entamé leur contre-campagne pour s'opposer à sa victoire.

Les premiers résultats ont été annoncés dans la soirée de dimanche 28 juillet. Après dépouillement d’un tiers des bulletins de vote, Ibrahim Boubacar Keita, dit « IBK », disposerait d’une avance confortable, qui lui permettrait peut-être de l’emporter dès le premier tour du scrutin.

Pas besoin de second tour s’il maintient cette avance

Cette annonce a été confirmée mardi 30 juillet par le colonel Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale.

« Un candidat, Ibrahim Boubacar Keita, dispose d’une large avance sur les autres candidats », a déclaré le ministre à la presse. « S’il maintient cette avance, il n’y aura pas besoin de second tour », a-t-il ajouté à la presse.

Aucun chiffre précis n’a été diffusé ni communiqué à la presse. Malgré tout, ces chiffres correspondraient, selon le ministère, au vote sur tout le territoire et auraient été certifiés par la commission électorale (Ceni).

Les opposants exigent la démission du ministre de l’Administration territoriale

C’est justement cette absence de chiffres qui a attisé la colère des opposants au candidat Ibrahim Boubacar Keita. Pendant que ses partisans hurlaient « IBK, IBK ! » dans les rues de Bamako, ses adversaires prévenaient qu’ils contesteraient les résultats s’il n’y avait pas de second tour.

Les partisans du candidat Soumaïla Cissé, également favori du scrutin, ancien ministre des Finances, sont les plus virulents pour contester ces résultats. L’ancien ministre des Finances a immédiatement rejeté ces résultats, appelant à la démission du ministre de l’Administration territoriale, en charge de l’organisation du scrutin.

Ces opposants exigent également l’instauration d’une commission internationale qui devrait procéder au dépouillement des bulletins de vote lors de l’éventuel second tour.

Un second tour le 11 août ?

« C’est scandaleux. Un ministre, lorsqu’il évoque les résultats de l’élection, se doit de fournir les chiffres et les pourcentages de chacun des candidats », s’est insurgé Amadou Koita, l’un des porte-parole de Soumaïla Cissé.

« Nous rejetons simplement les projections qui ont été annoncées, et appelons le ministre à démissionner et à l’établissement d’une commission internationale pour compter les voix », a-t-il ajouté.

Les résultats officiels devraient être diffusés mercredi dans la soirée. Si Ibrahim Boubacar Keita n’est finalement pas élu dès le premier tour du scrutin, un second tour se déroulera le 11 août prochain.

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