Emploi : pour l’OFCE, Macron ne fera pas mieux que 7,5% de chômage en 2027

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 22 juillet 2022 à 14h46
Chomage Novembre Baisse France 1
5%Le gouvernement vise 5% de chômage en 2027.

C’est l’une des grandes promesses du gouvernement et il ne reste que cinq ans au Président pour y parvenir, ce dernier ne pouvant être réélu une troisième fois : le plein-emploi. Un objectif visé par Emmanuel Macron depuis son arrivée au pouvoir en 2017 mais qu’il ne réussira pas à atteindre avant de devoir quitter l’Élysée. C’est en tout cas ce que croit l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Pas de plein-emploi en France en 2027 pour l’OFCE

L’OFCE a publié jeudi 21 juillet 2022 son dernier cadrage économique. Y sont étudiés, entre autre, la croissance française prévisionnelle, les dépenses publiques ou encore le niveau de chômage dans le pays. Et sur ce dernier point, l’Observatoire a une mauvaise nouvelle pour le gouvernement : il pense que l’objectif visé, le plein-emploi soit un chômage sous la barre des 5% en France, ne sera pas atteint avant la fin du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron, soit en 2027.

Pire : les effets de la situation internationale, entre inflation, pénuries et instabilité politique, devrait peser lourdement sur le chômage en France. Loin de se résorber, l’OFCE estime que le chômage va connaître une tendance haussière en 2022-2023.

Fin 2023, l’OFCE anticipe un taux de chômage dans l’Hexagone à 8% environ, soit 0,7% de plus que fin 2021. Ce n’est qu’après 2024 que la tendance baissière reprendra, le chômage se résorbant très doucement. Mais pour l’Observatoire, en 2027 il y aura en France 7,5% de chômeurs, soit 2,5% de plus que le taux estimé être le « plein-emploi ». L’exécutif échouerait donc sur ce point.

2,4% de croissance en France en 2022 ?

La bonne nouvelle de l’OFCE ? Comme la Banque de France ou encore le gouvernement, l’Observatoire estime que l’année 2022 se terminera avec une croissance conséquente pour l’économie français. Certes, elle reste bien inférieure aux prévisions de fin 2021, amputée par la crise en Ukraine et ses conséquences, mais elle serait de 2,4%. La Banque de France, elle, table officiellement sur 2,5%, comme l’exécutif.

La croissance ralentirait toutefois dès 2023, année pour laquelle l’OFCE ne s’attend qu’à 1% de hausse du PIB, avant d’accélérer à nouveau dès 2024 pour atteindre 1,9%. Des prévisions que l’OFCE estime être incertaines : la guerre en Ukraine se poursuit, tout comme la pandémie de Covid-19, et les tensions internationales sont au plus haut.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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