Iran et Syrie à l’ordre du jour de la réunion de l’ONU du 24 septembre

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Par JOL Press Modifié le 25 septembre 2013 à 14h36

Mardi 24 septembre, le siège des Nations Unies s'est ouvert pour accueillir le débat général de la 68ème Assemblée générale des Nations Unies, comme chaque année à la même époque. En ce premier jour de débat, de nombreuses personnalités ont défilé à la tribune de l'ONU.

De nombreux événements sont venus saluer l’ouverture du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies, mardi 24 septembre.

L’Iran veut prouver sa bonne volonté

Comme vedette du jour, le président iranien. Hassan Rohani s’est exprimé en fin de journée à la tribune des Nations Unies et a tenté, en une quinzaine de minutes, de montrer le nouveau visage de l’Iran. Ce président jugé « modéré », élu en juin dernier, devait parvenir à faire oublier son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, il semble presque y être parvenu.

C’est sur le délicat sujet du nucléaire que le nouveau président de la République islamique s’est exprimé. Comme depuis plusieurs semaines, Hassan Rohani a rappelé que l’Iran ne constituait en rien un danger pour la communauté internationale.

L'Iran « n'est absolument pas une menace pour le monde », a-t-il déclaré devant les membres de l’Assemblée générale des Nations Unies. Sur ce sujet, il s’est dit déterminé à agir « de manière responsables concernant la sécurité régionale et internationale », appelant notamment le président américain à privilégier la négociation plutôt que la tentation de la guerre.

« Si (les Etats-Unis) évitent de suivre les intérêts à court terme des groupes de pression pro-guerre, nous pouvons trouver un cadre dans lequel gérer nos différences », a estimé le président iranien. « Nous sommes prêts à coopérer [...] de manière bilatérale et multilatérale avec d'autres acteurs responsables ».

Installer un gouvernement de transition en Syrie

Peu avant midi, c’est le président français qui prenait également la parole à l’ONU. A la tribune, le président s’est exprimé sur de nombreux sujets sensibles, qu’il s’agisse des blocages en Syrie, du nucléaire iranien ou encore de la situation en Centrafrique.

« En Syrie, il y a urgence », a ainsi déclaré François Hollande qui estime que « trop de temps a été perdu » et qu’il faut se mobiliser pour « faire cesser cette guerre qui est la plus meurtrière depuis le début de ce siècle ».

Le président a ainsi demandé à ce que le Conseil de sécurité de l’ONU vote une résolution comprenant « mesures coercitives » comme l’entend l’accord de Genève, signé entre les Russes et les Américains.

Pour François Hollande, la tenue d’une éventuelle Conférence Genève II, reportée à de nombreuses reprises, pourrait être l’occasion de « décider » et d’installer « un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs exécutifs et dont la mission pourrait être de rétablir la paix civile, de protéger toutes les communautés et d'organiser, le moment venu, des élections ».

Une rencontre historique entre Hassan Rohani et François Hollande

En Iran, François Hollande a demandé « des gestes concrets » de la part de la République islamique sur le sujet du nucléaire afin que « ce pays renonce à son programme nucléaire militaire même s'il a le droit à un programme civil ».

Fait inédit de cette première journée de débat général, le président français s’est entretenu avec son homologue iranien Hassan Rohani.

Une rencontre de ce type n’avait pas eu lieu depuis 1995, lorsque le président français Jacques Chirac avait rencontré le modéré Mohammad Khatami, alors à la tête de l’Iran.

Le président a ensuite lancé un « cri d’alarme » sur la situation en Centrafrique qui s’est fortement dégradée ces derniers mois. Le président français a alors appelé la communauté internationale à apporter son « soutien logistique et financier » à la force panafricaine présente actuellement sur place.

« Nous devons mettre un terme aux exactions, qui prennent également des formes confessionnelles […] Le chaos s'est installé et les populations civiles en sont les premières victimes », a ajouté le président.

Barack Obama encouragé par l’élection d’Hassan Rohani

Ces mêmes priorités ont également fait le discours du président américain, qui s’est aussi exprimé à la tribune de l’ONU en ce premier jour de débat général.

Sur le dossier iranien, la position de Barack Obama concernant son nouvel homologue était très attendue. Une rencontre entre les deux hommes était même envisagée, mais faute de temps, l’Iran et les Etats-Unis ne sont pas parvenus à mettre un terme à près de 34 ans de gel diplomatique.

Devant les Nations Unies, le président américain a affirmé être « encouragé » par l’élection d‘Hassan Rohani à la tête de la République islamique, estimant que ce dernier avait reçu un « mandat pour suivre un chemin plus modéré » et donc différent de c lui de son prédécesseur.

Barack Obama estime donc qu’il faut « essayer la voie diplomatique », estimant néanmoins que les différents qui opposent les Etats-Unis à l’Iran ne seront pas réglés « du jour au lendemain ».

« Il faut une résolution ferme du Conseil de sécurité pour vérifier que le régime Assad tient ses engagements », a également déclaré le président américain concernant le dossier syrien, estimant notamment que la communauté internationale n’avait pas fait son travail en Syrie, face à un conflit qui dure depuis plus de deux ans.

Le président américain a également annoncé le déblocage de 340 millions de dollars afin de venir en aide aux réfugiés syriens qui seraient aujourd’hui deux millions.

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