Le patron des aéroports parisiens demande aux voyageurs de prendre l'avion moins souvent

160 MILLIONS
ADP a publié un résultat net de 160 millions d'euros pour le premier
semestre 2022.

Le patron d'ADP, qui gère les grands aéroports parisiens, a tenu un discours iconoclaste qui tranche avec ce que l'on peut entendre du côté des compagnies aériennes : pour protéger l'environnement, il propose tout simplement de moins prendre l'avion !

On pourrait penser qu'Augustin de Romanet préférerait toujours plus de voyageurs dans ses aéroports. Mais dans les faits, ce n'est pas le cas en raison de la problématique environnementale. En attendant que l'ensemble du secteur trouve les solutions pour réduire son empreinte carbone, il appelle tout simplement les voyageurs à se montrer « aussi raisonnable que possible dans leurs comportements ». Un discours tenu devant les caméras de BFM Business, qui sort de l'ordinaire pour le patron d'ADP (ex Aéroports de Paris) : c'est lui qui gère les grandes infrastructures aéroportuaires parisiennes.

Responsabilité environnementale

Ce temps de la modération pourrait durer toute une génération. Le secteur doit en effet mettre au point « des avions propulsés soit à l’électricité, soit à l’hydrogène, soit avec des carburants durables faits à partir d’électricité verte » et cela pourrait demander une trentaine d'années ! Pour les pays qui ont bénéficié de la croissance très forte du trafic aérien comme la France, « il n’est pas déraisonnable d’accepter une certaine modération », assume-t-il. Quant à l'activité de son entreprise, « ce n’est pas une tragédie existentielle pour nous (…) si demain matin le trafic aérien devait décroître ».

Les compagnies aériennes en demande de solutions

Le premier métier d'ADP, rappelle-t-il, c'est d'abord l'accueil. Et il ne se mettra «  jamais en travers de ceux qui veulent avoir des comportements plus responsables ». Augustin de Romanet rapporte également que du côté des compagnies aériennes, elles réclament « à cor et à cri » du carburant durable et des méthodes « pour faire de l'écopilotage ». Mais le temps de la science et des énergéticiens n'est pas forcément le même que celui de l'industrie.


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