Piratage : 20 millions de Français ont vu leurs données Facebook fuiter

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 6 avril 2021 à 10h57
Facebook Boycott Haine 2
22 MILLIARDS $Facebook a racheté WhatsApp en 2014 pour 22 milliards de dollars.

Le piratage n’est pas nouveau, mais la situation a fortement évolué le 3 avril 2021. Plusieurs centaines de millions de personnes ont vu leurs données fuiter chez Facebook, et ce depuis plus d’un an. Mais désormais, ces données sont en accès libre sur Internet, à la portée de n’importe quel pirate informatique.

Une fuite de 2019 rendue totalement accessible

Le piratage est ancien, heureusement, mais il est majeur : 533 millions de personnes, tous des utilisateurs du réseau social de Mark Zuckerberg Facebook, ont vu leurs données personnelles être volées. Si certains ont, depuis, sécurisé leur compte, il y a fort à parier qu’une majorité de ces données sont encore valables aujourd’hui. Or, c’est tout le problème.

Depuis le 3 avril 2021, ces données ne sont plus réservées à des pirates informatiques capables d’aller les acheter sur le dark web, où elles circulaient et étaient échangées. Elles ont été rendues libres d’accès, disponibles sur un serveur. Naturellement, les spécialistes de la sécurité informatique ont rapidement récupéré et analysé la banque de données massive pour mieux comprendre l’étendue du problème et les risques encourus par les internautes.

Les moitié des utilisateurs français touchés

Selon la base de données, 20 millions d’utilisateurs français de Facebook sont concernés par la fuite d’une ou plusieurs de leurs données personnelles. Cela représente environ 50% de l’ensemble des utilisateurs du réseau social dans l'Hexagone.

Parmi les données qui ont fuité, on trouve les noms et prénoms, numéro de téléphone, genre, ville, statut, métier ou adresse mail. Chaque profil a vu un certain nombre de ces données fuiter, rarement toutes, et donc chaque utilisateur est impacté d’une manière différente.

Le principal risque, maintenant que les données sont accessibles à quasiment n’importe qui et gratuitement, est que les campagnes de phishing se multiplie, surtout de la part de pirates informatiques qui jouent la carte de la masse plutôt que d’attaques ciblées. SMS frauduleux, mails dangereux… Il faudra redoubler de vigilance.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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