Michelin, fleuron de l’industrie française ?

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Par Jean-Baptiste Giraud Publié le

Le roi du pneumatique exerce ses activités depuis la fin du XIXème siècle et est né dans la petite ville de Clermont-Ferrand, en Auvergne. A ses débuts, il s’agit d’une entreprise familiale spécialisée dans le pneu… pour vélo ! Déjà à l’époque, il remporte un succès fou.

Aujourd’hui, nous connaissons tous le célèbre guide Michelin, référence culinaire en terme de restaurants, la carte des itinéraires Michelin très complète, ainsi que les pneumatiques, dont la réputation n’est plus à faire. Les pneus Michelin restent un symbole de qualité française dans l’automobile. Les e-boutiques du net spécialisés, comme Tirendo.fr par exemple, mettent en avant ce géant qui fait l’unanimité auprès des consommateurs. Les objectifs de l’entreprise restent très positifs puisque les investissements annuels sont de l’ordre de 2 milliards d’euros, ce qui va permettre au grand groupe d’accroître sa production, de s’implanter ailleurs afin de consolider sa compétitivité pour garder son statut de leader sur le marché du pneu ainsi que de créer et augmenter les systèmes d’information. Voici les objectifs (en chiffres) de l’entreprise pour 2015, selon les sources de Michelin.com, sur la stratégie de croissance :

  • Croissance : 4 à 4,5 %
  • Résultat opérationnel : 2,5 milliards d’euros
  • Marges opérationnelles : 10 à 24 % selon les secteurs d’activités
  • Retour sur capitaux investis : <10 %
  • Cash-flow : positif
  • Taux de distribution de dividende : 30 %

Une nouvelle stratégie p(n)eu habituelle

A l’origine, l’entreprise ne comptait qu’une cinquantaine d’employés. Aujourd’hui, ce sont plus de 23 000 Français qui travaillent au service du Bibendum sympathique, dans 17 implantations sur le territoire français. Par ailleurs Michelin se diversifie toujours plus, que ce soit au niveau de la gamme de pneumatiques (qui s’agrandit toujours plus) ou au niveau des emplois. Mondialisation oblige, l’entreprise s’implante désormais partout dans le monde et notamment dans les pays dit émergents, eldorados de beaucoup de grands groupes industriels. Le poids lourd français fait d’ailleurs toujours polémique quant à ses choix d’implantations qui iraient à l’encontre des droits fondamentaux de l’homme et quant à ses licenciements de masse en France au profit du gain et de la compétitivité. C’est ainsi que 700 postes ont été supprimés en Indre-et-Loire cette année. Toujours est-il que le fleuron de l’industrie française reste le maître incontesté du pneumatique dans notre pays.

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016. Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time.  En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007. Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an. En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier.  Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018.   Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).