PSA déclare une perte historique de 5 milliards d’euros pour 2012

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Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 13 février 2013 à 8h53

L'autopsie de cette catastrophe ? Une trop forte dépendance aux marchés européens, et une désastreuse dépréciation d'actifs.

Tout va mal pour PSA et 2012 restera donc dans les annales comme l'année noire du groupe automobile. Toujours numéro un français, PSA Peugeot Citroën a dévoilé ce mercredi une perte nette de 5 milliards d'euros en 2012, la plus lourde perte que le groupe ait connu depuis sa création, en 1965.

Cet effondrement s'explique par deux raisons. Tout d'abord la trop forte dépendance du constructeur automobile aux marchés européens, eux-même moribonds. Ensuite, les dépréciations massives d'actifs dans ses comptes de 2012, pour la division automobile, de l'ordre de 4,7 milliards d'euros.

Ce n'est pourtant pas tout. Le chiffre d'affaires du groupe est lui aussi en berne avec un recul de 5,2 % à 55,4 milliards d'euros. Enfin le résultat opérationnel de PSA est également dans le rouge avec une perte de 1,09 milliard d'euros. Des résultats désastreux qui n'empêchent pas le constructeur de faire preuve d'optimisme en annonçant un retour à la "normale" pour 2014.

Côté syndicats, l'annonce de ces chiffres est une manière pour le groupe d'amorcer un plan social de grande ampleur qui, en l'état, correspondrait à plus de 11 200 suppressions d'emplois entre 2011 et 2014, ainsi que la fermeture du site d'Aulnay. La CGT pointe également ces fameuses dépréciations d'actifs en affirmant que les inclure dans les comptes annuels est un jeu d'écriture comptable.

Reliée à la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, cette annonce sous-entend donc que ce site industriel ne vaut plus rien et que le groupe, en fermant l'usine, ne perd rien…

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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