Des entreprises prêtes à embaucher les futurs ex-PSA

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Par Elisabeth Guedel Modifié le 13 juillet 2012 à 4h46

Eco Digest du 13 juillet 2012 (1) – "C’est un tremblement de terre pour l’économie française". Arnaud Montebourg est très en colère, après l’annonce des 8 000 suppressions d’emplois chez PSA Peugeot Citroën (lire le détail des mesures annoncées). Sur France 2 hier soir, le ministre du Redressement productif a dit contester le plan du constructeur automobile, estimant que PSA avait "un devoir vis à vis de la nation France". Pendant ce temps-là, sur TF1, le patron de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, a assuré qu’il n’y aurait pas de licenciements secs et qu’il ne demanderait pas d'aide financière à l’État.

L’État qui, à travers des entreprises dans lesquelles il est actionnaire, incite l’embauche des futurs licenciés de PSA. Ainsi Safran, contrôlé à 30,2 % par l’État, compte reprendre 400 ex-PSA. Le groupe industriel avait déjà contacté le constructeur automobile en février, il y a déjà eu des rencontres entre directeurs des ressources humaines au printemps.

La SNCF est également prête à embaucher le "savoir-faire" en provenance des usines automobiles : des électriciens, des mécaniciens et de spécialistes d’ingénierie. Le patron de l’entreprise ferroviaire, Guillaume Pepy, dit vouloir embaucher du personnel pour l'entretien des voies et dans les ateliers du matériel. L’an dernier, la SNCF a embauché... 11 000 personnes.

Enfin, EADS (15 % Etat) et sa filiale Airbus sont également intéressés, notamment pour pourvoir des postes d'ingénierie et dans la chaîne d'approvisionnement, selon les précisions de Thierry Baril, le directeur des ressources humaines d'EADS. Le groupe industriel aéronautique a par ailleurs annoncé l’embauche d’un millier de femmes avant la fin de l’année. EADS se donne huit ans pour porter à 25 % la part des femmes dans ses effectifs, à 20 % dans les postes de direction.

Autre mouvement dans le secteur automobile : chez Général Motors Europe et sa filiale Opel. Le patron de la filiale européenne du constructeur américain, qui dirige également Opel, démissionne de ces deux postes de direction. Karl-Friedrich Stracke ne quitte pas GM, il sera chargé de "missions spéciales" au sein du groupe, mais il est clairement écarté. Les résultats du groupe sur le marché européen ne sont pas bons. Les ventes du mois de mai ont reculé de 12,6 % par rapport a 2011. Pas de plan social annoncé pour l’heure chez Opel, mais la hausse de salaire, prévue pour mai, a été reportée. Manifestement, Karl-Friedrich Stracke, embauché en janvier dernier à la tête de GM Europe, n’a pas réussi ses 6 mois d’essais...

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