4 Français sur 5 sont inquiets pour la situation économique de la France

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Par Paul Laurent Modifié le 10 décembre 2021 à 13h01
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59%59% des Français ne se sentent pas du tout inquiets pour leur emploi.

Malgré une croissance estimée à 6,7% par la Banque de France pour l’année 2021, 80% des Français se disent inquiets pour la situation économique du pays.

« Nous ne sommes pas encore sortis de la zone de danger »

Les Français sont encore inquiets pour la situation économique de la France ainsi que pour le niveau de la dette publique selon un sondage Elabe réalisé pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne. Seul un Français sur cinq ne se sent pas du tout inquiet vis-à-vis de la situation économique de la France. C’est 6% de plus qu’en mai 2021.

77% des personnes interrogées par Elabe se disent inquiètes pour le niveau de la dette publique. Même s’il s’agit d’un recul de 5 points par rapport à mai 2021, le niveau reste haut. Pour Vincent Thibaut, chef de groupe pour Elabe, « il y a certes une baisse mais les craintes restent élevées, signe que nous ne sommes pas encore sortis de la zone de danger aux yeux de l'opinion ».

Inquiétude pour leur situation financière

Selon le sondage Elabe, une majorité des Français est encore inquiète pour leur situation financière. Ils sont 62% dans ce cas, soit une augmentation de 4 points par rapport à mai 2021. Les plus inquiets pour leur pouvoir d’achat sont les catégories populaires à 69% (+2%) alors que chez les cadres, la tendance est à la baisse avec un recul de 7 points à 41%. « Cette évolution confirme qu'il n'y a pas chez les Français le sentiment que les choses se sont améliorées durant le quinquennat pour leur pouvoir d'achat », explique Vincent Thibaut aux Echos.

54% des personnes interrogées par Elabe, soit une hausse de 8 points par rapport à mai 2021, considèrent que « les mesures d’urgence au plus fort de la crise sanitaire étaient nécessaires, mais il faut aujourd’hui réduire les mesures de soutien et de chômage partiel pour ne pas augmenter le niveau de la dette publique ». Pour la première fois, l’opinion sur la fin du « quoi qu’il en coûte » en France est majoritaire.

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