Ransomwares : près d’un tiers des Français est prêt à payer

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 28 avril 2017 à 7h04
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69%Les particuliers représentent 69 % des cibles des pirates.

Le dernier rapport du spécialiste de la sécurité informatique Symantec concernant les menaces de ransomwares et autres logiciels malveillants dévoile que les Français font de la résistance. Les internautes hexagonaux sont bien moins susceptibles de payer les pirates que leurs homologues américains. Heureusement… car les attaques se multiplient et les sommes sont de plus en plus élevées.

Une rançon de plus de 1 000 dollars

Les hackers sont entrés dans une période où l’appât du gain et la rentabilité des attaques sont primordiales pour eux : c’est la raison qui, selon le rapport Symantec publié mercredi 27 avril 2017, explique que les particuliers sont les plus visés par les attaques de ransomwares. Ils représentent, en 2016, 69 % des cibles car si les particuliers payent, les entreprises sont plus susceptibles de faire appel à une entreprise spécialisée pour stopper la menace.

Et ce sont surtout les internautes américains qui sont visés car ces derniers sont plus enclins à payer les pirates informatiques pour récupérer leurs données : selon Symantec 64 % des victimes américaines d’attaques par ransomware acceptent de payer. Une rentabilité très élevée qui justifie que les Américains soient des cibles de choix. Les Français, eux, sont bien plus méfiants.

En moyenne un internaute sur trois paye

Symantec dévoile qu’au niveau mondial, en moyenne, 34 % des internautes victimes de ransomwares payent les pirates. Avec des campagnes désormais centrées sur les emails piégés et lancées à moindre coût via des machines zombies et des serveurs distants, les hackers peuvent gagner gros.

Le succès des attaques et la multiplication des paiements de la part des victimes expliquent aussi l’augmentation des sommes demandées. Elle ont été multipliées par 3 en un an : de 294 dollars en moyenne en 2015 elles sont passées à 1 077 dollars en moyenne en 2016.

Mais les Français ne font pas de bons clients : seuls 30 % des internautes de l’Hexagone sont prêts à payer les cybercriminels pour récupérer leurs données.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio