Est-il rentable de diffuser l’Euro de football ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 12 juillet 2016 à 17h35
Euro 2016 Tf1 M6 Audiences 1
320000Durant la finale de l'Euro 2016, les 30 secondes de publicité pouvaient être facturées 320 000 euros.

L'Euro de football a permis à TF1 et M6, les principaux diffuseurs de la compétition, d'afficher des audiences exceptionnelles en particulier à l'occasion des demi-finale et de la finale. Mais les chaînes ont-elles gagné de l'argent ? Pas si sûr.

En diffusant la finale de l'événement, M6 a regroupé autour du petit écran 21 millions de téléspectateurs, soit 73% de part d'audience. Il s'agit de la meilleure audience pour une chaîne de télévision en dix ans. TF1 a pu se consoler d'avoir perdu le tirage au sort pour la diffusion de la rencontre finale de l'Euro : la demi-finale qui a opposé la France à l'Allemagne a attiré 19,2 millions de téléspectateurs.

Du jamais-vu à la télévision française

Mais c'est M6 qui signe la meilleure performance en termes de spots télévisés. La chaîne a en effet pu facturer les 30 secondes publicitaires la bagatelle de 320 000 euros après la fin du temps réglementaire. C'est du jamais-vu dans l'histoire de la télévision française, tout simplement ! Pendant les deux premières mi-temps de la rencontre, les prix s'affichaient déjà à 270 000 euros les 30 secondes.

Rentrer dans ses frais

Mais ces chiffres mirobolants ne doivent pas cacher une autre réalité : il est peu probable que les diffuseurs rentrent dans leurs frais. La diffusion de l'Euro a été une « opération de prestige », a souligné ce lundi 12 juillet, Nicolas de Tavernost, président du groupe M6, à RTL. La chaîne a déboursé 25 millions d'euros pour 11 matchs de la compétition, TF1 50 millions mais pour 11 matchs supplémentaires. La première chaîne pourrait rentrer dans ses frais puisque l'on estime qu'elle a réalisé 70 millions de recettes publicitaires… mais c'est sans compter les remises commerciales qui coupent parfois les tarifs en deux.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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