Une petite balle jaune qui vaut de l’or

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 4 juin 2012 à 7h43

Jeu, set et match ! Rappelez-vous, l'an dernier, Rafael Nadal affrontant Roger Federer en finale de Roland Garros. Vous étiez à ce moment là plus de 5 millions à suivre cette page de sport sur votre écran, avec un pic d'audience de 7 millions et demi au moment de la balle de match. C'est un fait, le fameux tournoi de tennis se place chaque année comme un des évènements sportifs français les plus vendeurs. La compétition est retransmise dans plus de 176 pays, touchant ainsi plus de 3 milliards de personnes. Et avec 1377 journalistes accrédités en 2011, le tennis avance loin de cette image de sport « ringard » qui lui colle parfois à la peau.

Une fois de plus, les chiffres parlent d’eux mêmes. Les recettes de l’année 2011 se montent à 151,3 millions d’euros dont 49,3 millions proviennent des droits audiovisuels, 27,5 millions de la billetterie : le prix des places varie entre 20 euros pour la plus simple, et 125 euros pour la finale hommes du 10 juin, en première catégorie. Les partenariats rapportent, eux, 33 millions d’euros. Et quels partenaires ! Sous l’égide de BNP Paribas, des griffes telles que la célèbre marque de montres Longines, IBM, Orange, Perrier et Peugeot apposent leur logo le long des cours Suzanne Lenglen et Philippe Chatrier. Grâce à ces différents sponsors, ce sont pas moins de 320 000 produits dérivés qui ont été vendus en 2011.

Côté joueurs, les deux gagnants du tournoi empochent chaque année 1,2 million d’euros chacun. Une récompense revue à la hausse de 4,17 % pour l’édition 2012. Ce qui s’explique par une augmentation de la dotation globale des joueurs de 7 % par rapport à la précédente édition, soit 18,72 millions d’euros cette année. L’an dernier, ces récompenses avaient été attribuées à Rafael Nadal pour les hommes et Li Na pour les femmes, la première joueuse chinoise à remporter « Roland » !


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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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