SNCF : chiffres d’affaires en baisse et pertes en hausse au premier semestre

Par Olivier Sancerre Modifié le 31 juillet 2020 à 9h22
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3,9 MILLIARDSLa crise sanitaire a représenté 3,9 milliards d'euros de pertes pour la SNCF.

La SNCF a subi un très mauvais premier semestre. L’entreprise publique paie cher la crise sanitaire du coronavirus.

Ce n’est pas une surprise, puisque le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou avait à plusieurs reprises prévenu que les pertes allaient être importantes. Le communiqué de l’entreprise confirme qu’elle a été touchée de « plein fouet » par la COVID-19, avec des chiffres qui montrent l’ampleur de la crise. Le chiffre d’affaires de la SNCF a reculé de 21% entre janvier et fin juin, il atteint 14,1 milliards d’euros. Les pertes s’élèvent à 2,4 milliards pour le semestre. La crise sanitaire en elle-même a représenté 3,9 milliards de manque à gagner, tandis que le mouvement social contre la réforme des retraites a pesé de 275 millions. L’activité a été fortement réduite, en particulier au mois d’avril alors que la France se calfeutrait dans le confinement.

L’impact du coronavirus

En avril, les capacités du TGV s’établissaient à 7% de son offre nominale. Celles du Transilien ont été de 34%, celles du TER de 16%. Les trains ont donc continué à rouler, même très faiblement, afin d’assurer un service minimum pendant cette période. Pour Eurostar et Thalys, les capacités étaient de seulement 8%, en raison de la fermeture des frontières. La filiale Keolis aussi a souffert avec une offre de transport réduite à 40% et de 5 à 10% de fréquentation.

Plan de réduction des coûts

En mai, les capacités ont été renforcées petit à petit. À la fin du mois dernier, le Transilien retrouvait 98% de son activité nominale, 87% pour le TER et 70% pour le TGV. La réponse de la SNCF face à la crise a été de mettre en place un « plan de crise renforcé », avec des économies à hauteur de 1,8 milliard d’euros pour l’année. Si les emplois de production et les investissements indispensables au réseau et à l’exploitation ferroviaire ne seront pas touchés, ce ne sera pas le cas des frais de structure et de fonctionnement. Certains projets d’investissements seront reportés ou abandonnés.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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