SNCF : à nous de vous faire préférer… le bus !

Par Olivier Sancerre Modifié le 4 septembre 2015 à 0h30
Shutterstock 231954721
5 EUROSLe prix d'appel d'un billet Ouibus sera de 5 euros.

La SNCF a l'intention de se positionner comme le concurrent de toutes les formes de transports publics, et pas simplement le train. L'entreprise se présente désormais comme « l'opérateur de toutes les mobilités », ce qui inclut le transport ferroviaire bien sûr, mais aussi… le car.

Les trajets longue distance en car, facilités par la loi Macron, vont s'amplifier dans les semaines et les mois qui viennent au sein de la SNCF qui a lancé Ouibus, le nouveau patronyme d'IDBus, l'ancienne offre à bas coût en car de la SNCF. Le groupe public veut pousser les feux sous cette filiale qui propose des voyages longues distances à pas cher. 35 destinations seront desservies dans toutes la France et en Belgique, la SNCF souhaitant commercialiser 10 millions de places en 2016 — cette même année, les lignes Ouibus devront atteindre 40 villes.

Haut de gamme

IDBus jouissait d'un positionnement haut de gamme jusqu'à présent, avec sa propre flotte de bus et 160 chauffeurs, occasionnant des places au prix plutôt élevé. Ouibus, qui remplace donc IDBus, est tout l'inverse : les billets pas cher sont rendus possibles par le recours à la sous-traitance, qui représentera 80% de la hausse de l'offre. La SNCF compte par ailleurs embaucher 300 personnes, dont 200 chauffeurs.

Concurrence

Le site web qui centralise les commandes de billets, Voyages-SNCF.com, va proposer sous peu et sur un même pied d'égalité les trajets des trains low-cost Ouigo avec ceux des lignes Ouibus. Évidemment, les billets de trains traditionnels restent d'actualité, mais la SNCF organise sa propre concurrence.

Tout cela plaira sans doute aux voyageurs cherchant à dépenser le moins possible, mais en interne, les cheminots et les syndicats grognent : investir dans un réseau de bus ne fera, selon eux, que réduire les investissements dans le ferroviaire.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.