Soldes : commerçants et cyber-commerçants espèrent limiter la casse du premier semestre… ou pas

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 26 juin 2013 à 5h15

Une météo désastreuse qui n'a pas poussé les consommateurs à sortir le nez de chez eux. Une situation économique qui n'arrange rien.

Les soldes, c'est maintenant !

Aujourd'hui les vendeurs en tous genres comptent sur les soldes pour sortir la tête de l'eau… Des soldes qui débutent ce mercredi et finiront le 30 juillet prochain. Une période clé pour les enseignes, et notamment celles spécialisées dans l'habillement. Et c'est Jean-Marc Génis, de la Fédération des enseignes de l'habillement qui résume assez bien la situation : " On va bientôt passer à l'hiver, alors que, pour nous, la saison d'été n'a pas encore véritablement commencé".

Le secteur vestimentaire dans la tourmente


Les ventes de vêtements ont reculé de 10 % en mai. Les stocks, à l'heure actuelle sont plus importants que l'an passé. Une situation qui a poussé les commerçants à s'adapter. Les chaînes ont ainsi anticipé, depuis l'an passé, la baisse de la consommation en faisant, notamment, de nombreuses promotions durant l'année.

Des promotions exceptionnelles, dès le premier jour des soldes d'été 2013


C'est ainsi que fleurissent les ventes privées, les ventes privilèges et autres jours fous dans les enseignes en question. Une banalisation de la réduction qui pousse désormais les magasins à frapper encore plus fort pendant les périodes de soldes. Dès ce mercredi, ne soyez donc pas étonnés de voir des rabais allant jusqu'à 50 %. Des promotions encore plus importantes sur Internet, pouvant aller jusqu'à 60 %.

Mais de manière générale, tous savent que les soldes ne permettront pas de sauver une année placée déjà sous le signe des -2 % de chiffre d'affaires. Qui plus est quand on sait que les soldes flottants, ces soldes élargis dans le temps, pourraient être supprimés. En effet, selon un amendement de la député PS Annick Le Loch, ces rabais instaurés en 2008 pourraient être supprimés. Un amendement qui a aujourd'hui toutes les chances d'être adopté, au grand dam des commerçants.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.