Succès pour la prime à conversion qui va être reconduite

Par Olivier Sancerre Modifié le 20 juillet 2020 à 9h27
Prime Conversion Automobile 1
200000Le gouvernement a prévu 200.000 primes à la conversion.

La prime à la conversion est un succès : à la fin du mois, le gouvernement aura épuisé le nombre de primes prévu au lancement du dispositif le 1er juin. Le dispositif va être reconduit.

Lancée début juin pour soutenir une industrie automobile française au bord du gouffre en raison de la crise sanitaire, la prime à la conversion connaît visiblement un grand succès. Les pouvoirs publics se disent prêts à prolonger le dispositif, comme l'a expliqué Bruno Le Maire lors de la discussion sur le projet de budget rectificatif, devant le Sénat : « Les bonus pour l’achat d’un véhicule propre et la prime à la conversion ont été un immense succès. Les 200.000 primes à la conversion prévues seront épuisées d’ici à la fin du mois de juillet ». Le ministre de l'Économie a profité de l'occasion pour annoncer que la mesure va être prolongée.

Les modalités vont changer

« Nous garderons, après ce dispositif, une prime à la conversion attractive pour accélérer la baisse des émissions de CO2 et le renouvellement du parc automobile français », a précisé le locataire de Bercy. Reste à définir les nouvelles modalités, l'exécutif ayant effectivement l'intention de revoir les critères d'obtention de la prime. Actuellement, les automobilistes qui mettent au rebut un véhicule essence immatriculé avant 2006 (ou un diesel d'avant 2011) peuvent prétendre à une aide de 3.000 euros pour l'achat d'une voiture thermique, neuve ou d'occasion.

Jusqu'à 5.000 euros d'aide

L'aide passe à 5.000 euros pour un modèle électrique ou hybride. L'attrait de la mesure est telle que la filière automobile demande sa prolongation. Le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) juge ainsi indispensable le maintien d'une aide « à visée sociale et écologique ». Les professionnels demandent toutefois d'ajuster les montants en ciblant en priorité les ménages les plus modestes. Pour prétendre à la prime, le seuil du revenu fiscal de référence par part ne doit pas dépasser 18.000 euros.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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