Le mécanisme de supervision bancaire approuvé par l’Europe

Photo Jean Baptiste Giraud
Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 13 décembre 2012 à 6h23

C'est un accord auquel on ne croyait plus, tellement les négociations trainaient en longueur. Les ministres européens des Finances, après une nuit blanche, sont parvenus ce matin à un accord sur la supervision des banques de la zone euro. Réunis à Bruxelles, après 14 heures de négociations, les ministres ont approuvé un mécanisme de contrôle convenant à toutes les parties, sous le contrôle de la Banque Centrale Européenne (BCE). "C'est un cadeau de Noël pour nous, mais aussi pour toute l'Europe", a déclaré à l'issue des discussions Vassos Shiarly, ministre chypriote des Finances, qui présidait les débats.

La supervision des banques sera mise en place au cours de l'année 2013, après approbation par le Parlement européen, ce qui ne devrait être qu'une formalité. A quoi servira la supervision ? A permettre d'abord d'éviter, en théorie, les comportements à risque ou irresponsables de certains établissements; Mais la supervision prévoit aussi un volet soutien. Si une banque européenne est en difficulté, toutes les banques européennes seront solidaires et viendront à son secours... Ou bien la BCE décidera de sa fermeture, confiant ses actifs et ses clients à d'autres banques européennes. En tout, ce sont 200 banques qui seront contrôlées directement par la BCE en Europe, toutes celles atteignant une certaine taille, à savoir, 30 milliards d'euros d'actifs.

Le travail des ministres des Finances européens n'est pas terminé. Après quelques heures de repos, ils recommenceront à discuter en début d'après midi d'un autre dossier brulant : la Grèce. Au programme, le versement d'une nouvelle tranche de plus de 34 milliards d'euros.

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).