Pénuries d’énergie : la SNCF prévoit de supprimer des trains

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 29 novembre 2022 à 9h13
Sncf Application Budget 2
2%La SNCF consomme près de 2% de l'énergie électrique française.

Lutter contre le réchauffement climatique en incitant les Français à prendre le train et lutter contre le risque de pénuries d’énergie durant l’hiver 2022-2023… voilà qui paraît impossible à faire en même temps. Et le gouvernement en a conscience : à cause de l’arrêt de près de la moitié du parc nucléaire français, l’électricité risque de manquer. La SNCF sera donc mise à contribution si nécessaire.

Pas d’électricité, pas de trains qui roulent…

Selon les informations du Parisien du 4 septembre 2022, le gouvernement est en train de se préparer au scénario du pire pour l’hiver 2022-2023 : celui du black-out. Or, ce serait une catastrophe : outre les désagréments pour les ménages, les opérateurs ont déjà annoncé que le réseau fixe et mobile pourrait connaître des problèmes majeurs en cas de coupures. Sans compter la question de l’activité économique et commerciale qui se retrouverait à l’arrêt.

Tout le monde est donc mis à contribution… et la SNCF n’est pas en reste. Le Parisien révèle que le gouvernement a demandé au transporteur un plan d’urgence en cas de situation critique. Le principe : réduire l’offre pour réduire la consommation d’électricité de l’entreprise.

Une solution de dernier recours qui risque de créer des problèmes

Que la SNCF soit mise à contribution par le gouvernement, ce n’est pas étonnant : avec ses près de 15.000 trains qui circulent chaque jour sur le réseau, en très grande majorité des TER (14.000 environ), la SNCF est le premier consommateur d’électricité de France. À elle seule, l’entreprise absorbe entre 1% et 2% de la consommation de l’Hexagone. Chaque jour.

Supprimer les trains pourrait donc permettre des économies d’énergie… mais risque de créer des problèmes aux Français. Ces derniers ne pourront pas se rendre au travail ou encore en cours dans des conditions idéales, lorsqu’ils ne resteront pas tout simplement à quai.

Raison pour laquelle si le scénario de la réduction du trafic ferroviaire est étudié et sera préparé, il ne sera utilisé qu’en tant que solution de la dernière chance

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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