La cigarette électronique fait chuter les ventes de tabac

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 26 février 2014 à 10h02

L'an dernier, les buralistes ont vendu 4 milliards de cigarettes de moins qu'en 2012. La faute aux cigarettes électroniques, qui continuent leur essor en France.

Une mauvaise passe pour les marchands de tabac.

Les ventes de cigarettes ont chuté de 7,6 % en 2013

En 2013, les ventes de tabac se sont effondrées de 6,2 %, et celles propres aux cigarettes, de 7,6 %. Un fort recul principalement dû à l'exposition sur le marché des e-cigarettes, qui continuent d'attirer de plus en plus de fumeurs traditionnels, repentis.

La cigarette électronique reconnue comme un moyen d'arrêter de fumer

Ce qui n'était qu'une supposition il y a quelques mois est aujourd'hui officiel. D'après une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), on peut affirmer désormais que la cigarette électronique a fait chuter le tabagisme en France. Pour l'OFDT, la e-cigarette a réduit "la quantité moyenne consommée par chaque fumeur", et est responsable "d'une partie de la baisse des ventes observées en 2013".

Les buralistes ont vendu 4 milliards de cigarettes de moins en 2013 par rapport à 2012

Ainsi donc, les buralistes ont vendu 4 milliards de cigarettes de moins qu'en 2012, à 47,5 milliards d'unités en 2013. Des données que la Confédération des buralistes a confirmé en janvier dernier. En ce qui concerne le tabac à rouler, il continue à progresser, mais très légèrement. Mais la plus forte progression est sans nul doute celle de la cigarette électronique.

Près de deux millions de Français vapoteraient

Cette cigarette est officiellement reconnue comme un moyen d'arrêter de fumer, même si selon l'étude de l'OFDT, seulement 1 % des vapoteurs aurait arrêté le tabac par ce biais. L'étude estime que 8 à 9 millions de Français l'auraient déjà essayé, un à deux millions l'utiliseraient régulièrement.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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