Recrutement : en 2022, les candidats seront en position de force

Par Anton Kunin Modifié le 15 décembre 2021 à 9h20
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21,3%Interrogés sur les principaux facteurs de satisfaction vis-à-vis d'un emploi, les salariés français citent avant tout la culture et les valeurs de l'entreprirse (21,3% des réponses).

La tendance à l’adaptation des entreprises aux attentes des candidats devrait se poursuivre en 2022. Les pratiques managériales devront continuer à évoluer afin d’attirer et fidéliser les candidats de la génération Millenial, prédit l’équipe du célèbre site d’évaluation des employeurs Glassdoor.

Les packages autour du télétravail, un aspect de plus en plus scruté par les candidats

Sur le marché du travail, en 2021, le rapport de forces a d’ores et déjà penché du côté des candidats, au détriment des recruteurs. Cette tendance devrait se poursuivre en 2022, prédit l’équipe du célèbre site d’évaluation des employeurs Glassdoor. En effet, les jeunes générations aspirent à de nouvelles façons de travailler. « Par conséquent, les entreprises doivent impérativement repenser leurs méthodes, parfois obsolètes, pour recruter et fidéliser les talents », peut-on lire dans leur analyse.

La concurrence entre employeurs sera particulièrement élevée sur le volet télétravail : la différence se fera sur les packages que proposent les entreprises autour du télétravail (combien de jours par mois, matériel informatique fourni, prime d’installation ou prime journalière, titres restaurant…). Cette mue est déjà en marche. En 2021, selon Glassdoor, 5,3% des entreprises qui recrutent en France sont désormais en compétition avec des entreprises qui proposent des offres d'emploi accessibles à distance (contre 0,4 % en 2019). C'est 13 fois plus !

Pour les jeunes générations, le travail n’est plus une fin en soi

En plus, les entreprises auront tout intérêt à développer l’attractivité de leurs bureaux (accessibilité en transports, espaces de travail et de réunion, ambiance parmi les unités opérationnelles…).

Plus globalement, l’arrivée des jeunes générations est actuellement un casse-tête pour les employeurs : ces salariés d’un nouveau genre ne croient pas à l’emploi à vie et ne voient pas le travail comme une fin en soi, s’il est au détriment d’une vie personnelle. « Pour attirer et fidéliser, les entreprises doivent reconnaître que les collaborateurs ne cherchent pas seulement un emploi, mais un plan de carrière motivant intégré dans une sphère sociale riche et bienveillante, permettant leur équilibre entre vie professionnelle et personnelle », analyse Lauren Thomas, économiste chez Glassdoor.

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