Le TGV autonome n’est pas une utopie

Par Olivier Sancerre Modifié le 15 juin 2017 à 20h03
Tgv Autonome Sncf 1
25%Avec le TGV autonome, la SNCF pourrait augmenter le nombre de trains sur la ligne Paris - Lyon de 25%.

Si les métros, les tramways et même certains véhicules peuvent se conduire sans l'aide d'un humain, pourquoi pas... le TGV ? C'est le pari un peu fou que veut relever la SNCF, dans un calendrier serré.

Le pari est d'abord technologique. Après tout, un métro qui file à 50 km/h ne pose pas les mêmes défis qu'un train à grande vitesse lancé à 320 km/h. Il existe également des impondérables : comment gérer les incidents sur les lignes ? Les obstacles ? Ou encore les distances de freinage après un événement climatique ? Des questions auxquelles la SNCF veut apporter des réponses, et rapidement.

Un prototype dans moins de cinq ans

Le groupe de transport a en effet l'intention de développer et de lancer un premier prototype sur les rails à l'horizon 2022 - 2023. Une fenêtre de tir ambitieuse, mais la SNCF ne part pas seule dans ce combat : son partenaire (et concurrent) Deutsche Bahn est de la partie, tout comme l'équipementier Alstom. Ce prototype aura à son bord un conducteur humain qui pourra prendre la main quand la situation l'exigera.

Convaincre les voyageurs

Reste maintenant à convaincre les voyageurs. Voudront-ils se laisser conduire par une machine, si intelligente soit-elle ? Cela reste à voir. Mais les avantages du TGV autonome pourraient balayer la suspicion : de tels trains pourraient circuler plus souvent, ils permettraient aussi d'économiser sur les frais de maintenance, les travaux et les coûts de carburant.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.