Engouement des Français pour le travail au noir

Par Olivier Sancerre Modifié le 5 décembre 2013 à 23h17

Pression fiscale et « esprit débrouille » aidant, le travail au noir ne s'est jamais porté aussi bien en France. D'après le baromètre O2 Market Audit réalisé fin novembre, un Français sur trois a déclaré travailler ou avoir travaillé au noir.

Le travail au noir de plus en plus populaire

En 2008, ce chiffre n'était que de 13%. Un sondé sur cinq indique en passer par le « travail gris », c'est à dire la déclaration d'une partie seulement des heures travaillées (c'était 2% en 2008). Parmi les catégories les plus touchées par le phénomène noir/gris, plus de la moitié des baby-sitters et des aides scolaires, les tâches ménagères (pour un tiers des salariés) et l'accompagnement des personnes âgées (42%).

15 milliards de cotisations évaporées

La Sécurité sociale, qui estime à 15 milliards d'euros les pertes liées à l'absence de déclaration de ces activités, a lancé la chasse à ce type de paiement. Malgré tout, les avantages, que ce soit d'un bord (les employés) ou de l'autre (les employeurs) ne vont sans doute pas éliminer de si tôt le travail au black.

Et demain, le black en direct sur internet ? Un site web annonce la couleur : travailaublack.com offre de rapprocher candidats et recruteurs ! « Bientôt disponible », comme il l'annonce, le site ressemble plus à une mauvaise blague qu'à une initiative sérieuse…

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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