Travail en soirée et travail du dimanche : croissance ou chômage, on peut choisir

Par Jacques Benn Publié le 7 octobre 2013 à 15h32

Au-delà du simple bon sens, toutes les études le prouvent : les achats qui ne sont pas réalisés le soir ou le dimanche ne sont pas tous réalisés à un autre moment. Pour certaines enseignes, le dimanche représente plus de 30% du chiffre d’affaires de la semaine ! Imposer la fermeture de tous les magasins en horaires décalés, c’est décourager des actes d’achat, et au final faire baisser la consommation.

Les récentes décisions de justice, qui vont dans le sens d’une limitation de la liberté contractuelle au sein des entreprises, démontrent que la loi de 2009, qui n’a conduit qu’à légaliser partiellement certaines pratiques sans véritablement moderniser le commerce, a créé une situation de flou juridique extrêmement dangereuse. En outre, les syndicalistes dont la mission est de protéger les salariés vont à l’encontre de leur volonté et de leur intérêt pour des raisons idéologiques en décalage complet avec la réalité.

Jacques Benn, président des Dirigeants Commerciaux de France, résume qu’ « Imposer à des enseignes de fermer juste au moment où leurs clients ont enfin le temps de consommer, c’est une perte sèche pour le commerce français et pour l’emploi. Avec de telles décisions de justice, ce sont les Pôle Emploi qu’il va falloir ouvrir le dimanche ! »

Alors que plusieurs centaines d’emplois sont détruits chaque jour en France, alors que près du quart des jeunes est au chômage, alors que de très nombreuses entreprises sont dans une situation financière préoccupante, alors que la pression fiscale augmente et la croissance stagne, il est urgent de prendre des mesures favorables à l’activité et à l’emploi.

C’est pourquoi les Dirigeants Commerciaux de France appellent le gouvernement à voter une loi de libération du commerce, laissant à chaque établissement la liberté de fixer ses horaires et jours d’ouverture, sans interférence des pouvoirs publics, sur tout le territoire français, tout en garantissant le respect du volontariat des salariés et d’une rémunération majorée en horaires décalés.

« Trouver des commerces ouverts le soir ou le dimanche est une attente forte du grand public mais aussi des gérants qui sont excédés d’avoir besoin d’une autorisation administrative pour faire simplement leur travail quand les gens le demandent ! ajoute Jacques Benn. Il est temps de s’attaquer à ce conservatisme délétère, vendre le dimanche n’est pas un crime ! »,

La modification de la loi est la seule option pour clarifier la situation et donner de la souplesse aux commerçants, dans un climat de concertation sereine avec les salariés. Ce serait à la fois une mesure de simplification juridique, une mesure de croissance et une mesure d’équité entre les enseignes, entre les territoires, entre les salariés et les non-salariés.

Les Dirigeants Commerciaux de France rappellent que les métiers de la vente et du commerce sont à la base du développement économique de toute société. Ce sont des métiers valorisants, offrant des perspectives de carrière et accessibles à tous les niveaux de qualification.
L’extension de l’ouverture des commerces pourrait créer rapidement de quelques dizaines de milliers à plus de 100000 emplois selon le nombre de commerces concernés.

Chers gouvernants, si la création d’emplois est votre priorité, prouvez-le !

Jacques Benn est le Président des Dirigeants Commerciaux de France 

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