Une alliance européenne pour la neutralité carbone dans le secteur aérien

Par Olivier Sancerre Modifié le 23 juin 2021 à 8h22
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1,5 MILLIARDLa France investit 1,5 milliard d'euros pour le développement d'un avion neutre en carbone d'ici 2035.

Le secteur aérien doit devenir neutre en carbone à l'horizon 2050. Un objectif ambitieux qui est soutenu par l'Union européenne : une nouvelle alliance au niveau européen vise à fédérer les initiatives des États membres.

L'Union européenne veut avoir son mot à dire dans le développement de l'avion neutre en carbone d'ici 2050, comme l'a détaillé le rapport « Destination 2050 » derrière lequel s'est aligné la quasi-totalité des associations aéronautiques européennes. Thierry Breton, le commissaire chargé du Marché intérieur, a annoncé durant le salon Paris Air Forum organisé par La Tribune la création d'une alliance qui « rassemblera l'ensemble des acteurs du futur écosystème de l'avion propre ». Ce regroupement a pour vocation d'identifier en amont toutes les barrières, mais aussi d'« émettre des recommandations sur la manière de les surmonter et promouvoir les investissements nécessaires ».

Fédérer les initiatives des États membres

Dans leurs plans de relance post-pandémie, de nombreux États membres ont annoncé des investissements pour le développement de l'avion propre. C'est le cas de la France qui va injecter 1,5 milliard d'euros d'ici 2023 pour lancer la conception d'un avion neutre en carbone en 2035. L'enjeu de cette alliance est de mutualiser les investissements nationaux qui, seuls, ne seront pas suffisants pour atteindre cet objectif. Outre l'argent des États membres, la Commission va également mettre de l'argent sur la table, tout comme les entreprises puisqu'il s'agit d'un partenariat public-privé à l'échelle du vieux continent.

Bruxelles met de l'argent sur la table

« L'avion de demain et sa compétitivité seront jugés sur son impact climatique. C'est une opportunité unique pour l'industrie aéronautique européenne d'établir un avantage compétitif décisif de « first mover » sur le marché mondial », a détaillé Thierry Breton. Outre cette alliance, Bruxelles va également proposer des mesures pour la décarbonation du secteur de l'aéronautique. Cela passera par des mesures économiques, mais aussi par l'amélioration de la gestion du trafic aérien et le renforcement des développements technologiques.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.