Une économie ukrainienne en perdition

Par Olivier Sancerre Modifié le 12 avril 2022 à 8h46
Ukraine Economie Contraction Russie 1
45,1%L'Ukraine devrait subir une contraction de 45,1% de son économie en 2022.

La guerre en Ukraine a des conséquences majeures sur l'économie du pays, mais aussi sur celle de la Russie et de l'ensemble des pays d'Europe de l'Est, a souligné la Banque mondiale.

La Banque mondiale a publié des prévisions très sombres pour l'économie de l'Ukraine, et pour l'ensemble de la région, suite à l'agression russe dans le pays. L'institution prévoit en effet une contraction du produit intérieur brut de l'Ukraine de 45,1% en 2022. Une estimation encore plus pessimiste que celle du FMI, qui tablait sur une recul compris entre 10 et 35%. « Les résultats de notre analyse sont très sombres », a expliqué Anna Bjerde, vice-présidente de la Banque mondiale, qui a également donné ses prévisions pour la Russie, dont le PIB devrait se contracter de 11,2% cette année.

Toute l'Europe de l'Est touchée

Cela n'est pas tout : le conflit a des conséquences profondes sur l'ensemble de la région. La Biélorussie subit les sanctions occidentales de plein fouet, le pays étant l'allié de Moscou dans la guerre en Ukraine. La Moldavie, dont l'économie est liée de très près aux deux pays belligérants, est également dans l'œil du cyclone. La Banque mondiale prévoit ainsi un effondrement du produit intérieur brut de l'Europe de l'Est de 30,7%, alors qu'une croissance de 1,4% était prévue avant le déclenchement des hostilités.

Un pays à reconstruire

« Il s'agit du deuxième choc majeur frappant l'économie régionale en deux ans et il survient à un moment très précaire, car de nombreuses économies luttaient encore pour se remettre de la pandémie », déplore Anna Bjerde. Pour ce qui concerne l'Ukraine, le pays compte de nombreuses entreprises ayant fermé leurs portes ou qui sont dysfonctionnelles, les infrastructures ont subi de lourds dommages et l'agriculture, une de ses plus importantes activités économiques, est en panne sèche.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

Laisser un commentaire

* Champs requis