Une nouvelle usine de production de semi-conducteurs en France

Par Cédric Bonnefoy Modifié le 11 juillet 2022 à 11h25
Usine Production Semi Conducteur France
5.7 milliardsLe montant de l'investissement est chiffré à 5.7 milliards d'euros par les deux entreprises.

Depuis la pandémie de Covid-19, le monde connaît une pénurie de semi-conducteurs. Ces composants essentiels manquent dans beaucoup de secteurs. La France va accueillir un nouveau site de production.

1.000 emplois créés

C’est la principale annonce du programme d’investissement et du sommet Choose France : deux entreprises, l’américain GlobalFoundries et le franco-italien STMicroelectronics vont lancer la construction d’une nouvelle usine de production de semi-conducteurs. Ces éléments électroniques sont omniprésents dans les voitures, les smartphones etc. Problème : depuis plusieurs mois le marché est très tendu, même si la situation commence à s’améliorer.

Le futur site de production sera installé dans l’Isère près de Grenoble où STMicroelectronics possède déjà une usine du même type. L’investissement est estimé par les deux entreprises à 5.7 milliards d’euros. L’État va soutenir financièrement ce projet d’implantation selon le gouvernement. À terme, ce nouveau site va créer un millier d’emplois sur le bassin.

Répondre aux objectifs européens

L’annonce de ce projet d’investissement intervient en marge du sommet Choose France qui se déroule ce 11 juillet au château de Versailles, en présence d’Emmanuel Macron. Lancé depuis plusieurs années, il se veut la vitrine de l’attractivité française pour les investissements étrangers. En tout, 180 chefs d’entreprises sont conviés. L’Élysée annonce la création de 4.000 emplois pérennes dans le pays via des projets de 14 entreprises, c’est mieux que les années précédentes.

Si celui de STMicroelectronics et GlobalFoundries retient l’attention, c’est avant tout à cause de la demande du marché actuel sur ce composant. Avec l’essor du télétravail et le redémarrage de la production après la pandémie de Covid-19, ils se sont raréfiés. Pour ne plus dépendre de la Chine, le principal producteur mondial, l’Europe a adopté un plan pour produire 20% de la demande d’ici 2030. Ce projet participera donc activement à atteindre cet objectif.

Cédric Bonnefoy est journaliste.