Vin : les producteurs inquiets d’un nouveau projet de taxe au Sénat

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Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 21 juin 2013 à 3h00

Après un printemps catastrophique pour les vignobles de France, les viticulteurs sont actuellement sous l'emprise d'une question qui les taraude : après la bière, le gouvernement va-t-il se décider à taxer le vin ?

Un taxe comportementale sur le vin à l'étude au Sénat

Actuellement, rien n'est encore décidé mais le Sénat, et en particulier la commission des Affaires sociales de la chambre haute, auditionne actuellement sur la question. Il faut dire qu'il y a de quoi s'inquiéter, avec le précédent récent de l'augmentation massive de la fiscalité sur la bière et les spiritueux. A côté d'eux le vin semblait pour le moins épargné par la question. Peut être plus pour longtemps…

Une exception fiscale pour une exception culturelle qui n'était pas du goût du groupe Pernod Ricard, qui avait d'ailleurs saisi le Conseil constitutionnel sur le sujet il y a quelques mois de cela. Les chiffres parlent d'eux même. La fiscalité sur le vin, à 3,66 centimes d'euros par litre est 60 fois moins élevée que celle des spiritueux et 22 fois moins forte que celle de la bière.

Les producteurs viticoles inquiets pour l'avenir


Ce projet de taxe comportementale, c'est-à-dire une taxe permettant d'imposer des produits ayant un impact sur la santé, est donc actuellement à l'étude par deux sénateurs, Yves Daudigny (PS) et Catherine Deroche (UMP). Le sénateur Daudigny reconnaît que ce genre de taxe est extrêmement compliqué à mettre en place, d'où sa volonté de mettre les choses à plat.

Mais voilà, après un printemps maussade, des vendanges incertaines et une consommation de vin qui a reculé de 20 % en 10 ans, que va-t-il advenir des viticulteurs français ? N'oublions pas que le merlot et que le cabernet sauvignon poussent très bien sur les coteaux californiens...

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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