Zara ne propose plus le retour gratuit : le début de la fin d’une ère ?

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 23 mai 2022 à 10h30
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3,24 MILLIARDS €Zara a enregistré 3,24 milliards d'euros de profits en 2021.

Les internautes ont pris cette habitude depuis des années, surtout depuis l’explosion du commerce en ligne : le retour gratuit des achats. Afin d’inciter à l’achat à l’aveugle, puisqu’il est impossible d’essayer des vêtements sur un ordinateur, les enseignes proposent généralement aux internautes d’être remboursés intégralement en renvoyant l’article. Mais c’est peut-être une époque révolue.

Zara lance le mouvement : la fin des retours gratuits

Les internautes ne l’auront peut-être pas encore remarqué, et pourtant les conditions d’utilisation et, surtout, de retour des articles sur le site Internet de Zara ont changé. Désormais, et depuis le 28 avril 2022, les retours en points relais sont payants. Les retours en magasin restent gratuits pour l’instant.

Acheter un produit sur le site Internet de Zara et le renvoyer car il ne convient pas coûtera donc automatiquement 1,95 euro à chaque fois, si le retour est effectué en point relais. Cette somme forfaitaire sera déduite automatiquement du montant du remboursement demandé. De quoi potentiellement limiter l’attrait du groupe alors que la concurrence continue de proposer les retours gratuits. Notamment le géant Amazon, bien que ce dernier a serré la vis auprès de quelques profils ciblés qui effectuaient trop de retours.

La gestion des retours en cause

Pour les ménages, ce n’est pas une bonne nouvelle : désormais il faudra compter sur près de 2 euros de frais par défaut en cas d’achat sur Internet chez Zara. Les plus chanceux pourront rapporter le produit en magasin et rien payer, voire tout simplement l’acheter en magasin en l’essayant auparavant. Les autres devront s’y faire, out tout simplement changer d’enseigne.

Mais Zara pourrait n’être que le premier groupe d’une longue série : les retours gratuits sont devenus une telle habitude chez les consommateurs que la gestion de ces derniers coûte de plus en plus cher. En décidant de les faire payer, les groupes pourraient réduire les coûts et donc les pertes.

Naturellement, les consommateurs seront les grands perdants, si la tendance se généralise. Acheter sur Internet ne vaudra plus autant le coup, ce qui pourrait les convaincre de redonner des couleurs au commerce physique s’ils le peuvent.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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