ZFE : un sursis pour les véhicules crit’air 3

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Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 4 février 2022 à 12h11
Crit Air Amende 2
3La Métropole du Grand Paris vient d'annoncer un report de l'interdiction des véhicules Crit'air 3

ZFE : voici les trois lettres qui font trembler des millions d’automobilistes. ZFE signifie « zone à faibles émissions » et plusieurs dizaines de ces ZFE ont déjà été établies autour des grandes métropoles françaises.

ZFE : les véhicules crit'air 5 et 4 déjà interdits

Certaines sont déjà actives, comme à Paris, Lyon et Grenoble, d’autres sont dans les tuyaux et produiront leurs effets dès cette année, l’an prochain, ou au plus tard en 2025.

Si ces ZFE font trembler les automobilistes, c’est qu’elles interdisent à certaines catégories de véhicules de rouler en leur sein. Dans les ZFE existantes, les véhicules Crit’air 5 et 4 sont d’ores et déjà bannis. En région parisienne, ce sont les véhicules Crit’air 3 qui devaient être interdits à compter du 31 juillet prochain, ce qui concernait au moins 1 million d’automobilistes.

La grogne des automobilistes

1 million d’automobilistes impactés, moins de 5 mois pour changer de voiture, avec quel argent, malgré les subventions ? Le problème était insoluble. Conséquence, la Métropole du Grand Paris vient d’annoncer un report de l’interdiction des véhicules Crit’air 3. C’est pour l’instant la date de janvier 2023, dans un an, qui a été retenue, mais on parle déjà d’un sursis supplémentaire.

Il faut dire que du côté des automobilistes concernés, la pillule ne passait pas. Un diesel de 2011 ou d’avant, c’est un véhicule Crit’air 3. S’il appartient à un petit rouleur, la voiture affiche parfois 120, 150.000 au compteur, et consomme 5,6 litres au 100. Bien entretenue, elle peut encore en parcourir le double.

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016. Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time.  En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007. Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an. En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier.  Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018.   Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

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