La nouvelle PPE fixe les grandes orientations de la politique énergétique française pour la décennie à venir : baisse de la consommation d’énergie fossile, relance du nucléaire, ambition sur l’électricité issue des énergies renouvelables plutôt focalisée sur le développement de l’hydraulique et l’éolien en mer et une volonté d’électrification des usages.
La PPE : des objectifs ambitieux, mais un risque de dépendance accrue
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Published on 25 février 2026 5h30

42,5%L'UE a pour but de porter la part des énergies renouvelables à 42,5 % en 2030
Mais elle renforce aussi un phénomène inquiétant : la dépendance croissante des entreprises au bon vouloir politique. Entre incertitude réglementaire, rythmes de déploiement imposés et promesses d’aides qui tardent, elles risquent de se retrouver en position d’attente plutôt que d’action.
« Les entreprises peuvent reprendre le pouvoir »
Le véritable levier d’indépendance énergétique ne viendra pas de l’État, mais des entreprises elles-mêmes, qui ne peuvent plus se permettre de dépendre du bon vouloir politique.
Les solutions technologiques et financières existent désormais : production locale d’électricité sur les parkings des entreprises, stockage d’électricité, autoconsommation directe, bornes de recharge et gestion intelligente de la consommation au sein des bâtiments.
Mieux encore : avec des offres dites "déconsolidantes" (qui n’alourdissent pas le bilan comptable), il devient possible d’investir sans mobiliser ni endetter son entreprise.
Mieux encore : avec des offres dites "déconsolidantes" (qui n’alourdissent pas le bilan comptable), il devient possible d’investir sans mobiliser ni endetter son entreprise.
Nous avons atteint un point de bascule : l’autonomie énergétique n’est plus un luxe ni un idéal, c’est une stratégie gagnante à court et plus long terme. Les entreprises peuvent et doivent enfin produire, stocker et maîtriser leur énergie tout en renforçant leur compétitivité.
Vers une souveraineté énergétique décentralisée
Derrière cette autonomie nouvelle, se profile une transformation systémique : décentraliser la souveraineté énergétique, la faire descendre au niveau des acteurs économiques réels et, ce faisant, soulager un État déjà sous tension budgétaire.
Une démarche vertueuse, à la fois écologique et économique, qui contribue à l’intérêt général sans rien coûter au contribuable, et qui pourrait bien redéfinir la place de l’entreprise dans la transition énergétique nationale.
