Publicité en ligne : Bruxelles accuse Meta (Facebook) de possible abus de position dominante

De nouvelles difficultés sont à prévoir pour Meta, la maison-mère de Facebook, en Europe ! La Commission européenne estime en effet que le géant d'Internet a faussé la concurrence sur le marché de la publicité en ligne…

Par Olivier Sancerre Publié le 20 décembre 2022 à 16h30
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136 MILLIARDSSelon les projections, Meta a vendu 136 milliards de dollars de publicités en ligne en 2022.

Meta, le géant américain d'Internet (maison-mère de Facebook, Instagram et WhatsApp), est une fois de plus sous les feux des projecteurs à Bruxelles. La Commission européenne a rendu un avis préliminaire concernant une enquête débutée en juin 2021, et la décision ne laisse guère de place aux interprétations : l'entreprise fausse la concurrence sur les marchés des annonces publicitaires en ligne. L'entreprise a lié son service d'annonces publicitaires, Facebook Marketplace, avec son propre réseau social, Facebook. Par conséquent, Meta peut imposer, « à son profit », des conditions commerciales déloyales aux concurrents du Facebook Marketplace.

Le filon de la publicité en ligne

Le modèle économique de Meta est quasiment entièrement tourné vers la publicité en ligne. Les annonceurs achètent de l'espace sur le réseau social et pour cela, ils doivent aussi donner des informations confidentielles. Or, certains de ces annonceurs peuvent aussi être des concurrents directs au Facebook Marketplace. Dans ce cas, Meta pourrait être tenté d'exploiter ces données, ce qui constitue une concurrence déloyale. Or, Facebook est un lieu de passage pratiquement obligé pour faire de la publicité en ligne…

Meta pourrait être en abus de position dominante

Margrethe Vestager, la vice-présidente exécutive chargée de la concurrence, expliquait l'an dernier que Meta pouvait bénéficier d'un avantage commercial indu, « en particulier dans le secteur des annonces en ligne, où des personnes achètent et vendent des biens tous les jours et où Facebook est également en concurrence avec des entreprises auprès desquelles elle collecte des données ». L'abus de position dominante n'est pas loin pour Meta, et cela pourrait coûter très cher à l'entreprise.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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