Coronavirus : que faire si vous ne pouvez pas payer votre loyer ?

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1 locataire sur 5 sera dans l'incapacité de payer son loyer en mai du
fait de la crise du coronavirus.

1 locataire sur 5 risque de ne pas pouvoir payer son loyer du mois de mai. À plus long terme, un tiers de locataires pensent que leurs revenus vont baisser et donc, qu’ils auront du mal à régler leur loyer dans les prochains mois.

Mieux vaut payer une partie du loyer

Ces données, issues d’une étude de l’observatoire du moral immobilier, ne sont évidemment pas réjouissantes, mais il faudra bien faire avec. Voici donc quelques conseils : si vous êtes locataire, n’attendez pas la dernière minute pour contacter votre bailleur, ou l’agence qui vous a loué l’appartement.

Proposez immédiatement un paiement partiel du loyer. On vous réclamera 80%, tentez 50 % si vous ne pouvez pas faire plus. Payer une partie de son loyer n’a en effet pas les mêmes conséquences que de ne pas le payer du tout. C’est encore plus vrai si vous obtenez un accord écrit, pour un paiement partiel, pendant une durée donnée.

Négocier une baisse des mensualités

Attention : cela ne veut pas dire pour autant que vous ne demeurez pas redevable de l’ensemble du montant des loyers. Simplement, votre relation avec votre bailleur ne devient pas contentieuse. Si vous êtes propriétaire, et que vous avez un ou des locataires en difficulté, deux cas de figure se présentent. Si vous êtes encore endetté, avec un ou des crédits immobiliers à rembourser, il va falloir négocier une baisse des mensualités avec la banque.  

Si ce loyer complète vos revenus, paye une partie de vos retraites, en revanche, il n’y aura pas grand-chose à faire. Les tribunaux qui tournent au ralenti aujourd’hui seront saturés de dossiers de loyers impayés demain. Mieux vaut donc toucher 80 % du loyer prévu au contrat, que rien du tout... 


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Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).