Dans un article paru dans les Echos (1) l’association Patrimoine Nucléaire et octobre Climat (PNC-France), présidée par Bernard Accoyer ancien Président de l’Assemblée Nationale , alerte sur une dérive préoccupante de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), dont la mission première est de garantir l’indépendance et la neutralité du contrôle public dans le domaine énergétique.
Énergie : une dérive grave menace la confiance publique

En contradiction avec les obligations d’impartialité et de rigueur définies par la loi du 10 février 2000 et le Code de l’énergie, dans une note publiée en septembre sur son site institutionnel, intitulée « Débats sur l’énergie : démêler le vrai du faux », la CRE s’écarte gravement de sa mission de régulateur pour adopter une posture relevant de la communication d’influence,reprenant les arguments des lobbies des énergies renouvelables, aujourd’hui profondément enracinés dans l’appareil d’État.
Cette publication de la CRE, fondée sur des analyses jugées inexactes, partiales et orientées, constitue un déni du principe de neutralité sur lequel repose toute politique énergétique honnête et cohérente.
La CRE fragilise ainsi la crédibilité du régulateur et la confiance du public dans les institutions chargées de l’intérêt général.
PNC-France rappelle que les organismes indépendants créés pour analyser, évaluer et informer objectivement ne peuvent devenir les relais d’une vision idéologique au détriment d’un débat démocratique éclairé sur l’avenir énergétique du pays.
Lorsque l’impartialité de ces institutions est compromise, toute politique énergétique cohérente devient impossible.
Bernard Accoyer souligne, que plusieurs éléments de la note de la CRE masquent les réalités économiques et techniques du système électrique français — notamment les surcoûts liés à l’intermittence des énergies renouvelables, les charges supportées par l’État et l’impact sur la souveraineté énergétique nationale.
Face à ces dérives, PNC-France demande le retrait ou la révision approfondie du document litigieux, ainsi que la publication sur le site de la CRE d’un avis rectificatif précisant que cette note ne saurait représenter une position normative.
La Fédération Environnement Durable (FED), devant la gravité des faits évoqués, n’exclut pas la possibilité de déposer une plainte administrative ou pénale à l’encontre des responsables de cette publication, afin de faire respecter les principes de neutralité et d’indépendance qui s’imposent à toute autorité administrative.
1) https://www.lesechos.fr/