La SNCF annonce une reprise de la circulation entre Paris et Lyon sur la LGV Sud-Est, après une soirée marquée par des retards atteignant jusqu’à six heures. Les travaux ferroviaires sont achevés, mais l’incendie qui ravage la forêt de Fontainebleau reste actif ce lundi 13 juillet 2026.
SNCF : l’incendie de Fontainebleau perturbe-t-il encore le trafic Paris-Lyon ?

La SNCF retrouve progressivement son plan de transport sur l’axe Paris-Lyon. Les équipes de SNCF Réseau ont terminé les réparations rendues nécessaires par le passage des flammes à proximité de la ligne à grande vitesse Sud-Est. Les trains circulent de nouveau sur leur itinéraire habituel, même si plusieurs retards résiduels ont encore affecté les premiers départs de la gare de Lyon lundi matin.
SNCF : un retour progressif à la normale sur la LGV Sud-Est
La circulation ferroviaire a repris sur la LGV Sud-Est après une interruption particulièrement pénalisante en plein week-end de départs en vacances. Selon SNCF Réseau, les câbles endommagés par l’incendie ont été réparés pendant la nuit. « Les travaux de réparation des câbles brûlés par l’incendie qui a touché la LGV Sud-Est hier après-midi près de Fontainebleau sont terminés », a indiqué le gestionnaire du réseau, cité par Radio Scoop.
SNCF Voyageurs assure désormais que « les temps de trajet seront normaux », tout en reconnaissant la persistance de quelques perturbations au départ de Paris. L’entreprise évoque un « retour progressif à la normale d’ici la fin de matinée », rapporte Le Monde.
Vers 7h30, des retards d’une à deux heures restaient affichés pour la plupart des trains qui devaient quitter la gare de Lyon entre 6 heures et 8 heures. Les départs programmés plus tard dans la matinée apparaissaient en revanche à l’heure, signe d’un rétablissement progressif de la capacité de circulation.
Cette amélioration ne signifie pas que toutes les conséquences de l’incident ont été effacées. Certaines rames et certains équipages se trouvaient encore désorganisés après les détournements et les immobilisations de la veille. Un train devant partir de Lyon-Part-Dieu à 9h06 à destination de Marseille affichait notamment trois heures de retard lundi matin, selon Radio Scoop.
Jusqu’à six heures de retard dimanche pour les TGV
L’incendie avait commencé à perturber la circulation dimanche 12 juillet dans l’après-midi. La SNCF avait alors annoncé un trafic « fortement perturbé » entre Paris et Le Creusot TGV, en raison d’un feu extérieur aux emprises ferroviaires dans le sud de la région parisienne.
Les TGV Inoui, Ouigo et Lyria avaient dû emprunter des lignes classiques afin d’éviter le secteur menacé par les flammes. Cette solution de contournement a permis de maintenir une partie du trafic, mais au prix d’un allongement considérable des temps de parcours.
Selon la SNCF, citée par Le Parisien, les voyageurs devaient prévoir des retards pouvant atteindre six heures. Des suppressions étaient également envisagées. Plusieurs relations au départ ou à destination de Marseille, Lyon, Montpellier et Grenoble ont été touchées.
Un train en provenance de Grenoble, attendu à Paris à 15h27 dimanche, était ainsi affiché avec six heures de retard. Des milliers de voyageurs se sont retrouvés immobilisés ou fortement retardés à la gare de Lyon, dans un contexte déjà compliqué par les fortes chaleurs et la fréquentation estivale.
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait indiqué que les détournements vers d’autres voies provoquaient d’importants retards sur plusieurs TGV. La perturbation est intervenue à la fin d’un week-end de grands départs qui s’était déroulé jusque-là sans incident majeur sur le réseau ferroviaire.
L’incendie de Fontainebleau reste actif malgré la reprise des trains
La reprise du trafic ferroviaire intervient alors que l’incendie continue de mobiliser d’importants moyens de secours dans le secteur de Fontainebleau. Le feu, qualifié d’une « ampleur exceptionnelle » par les autorités, avait parcouru environ 800 hectares peu après minuit, selon les pompiers de Seine-et-Marne, cités par Le Monde.
Environ 400 pompiers ont été mobilisés pour combattre les flammes. Deux Canadair ont également été engagés, une intervention aérienne présentée comme inédite en Île-de-France pour ce type d’incendie. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, devait se rendre sur place lundi matin.
Plusieurs départs de feu ont été signalés dimanche en Seine-et-Marne, notamment à proximité de Barbizon, d’Achères-la-Forêt, du Vaudoué et de Fontainebleau. L’un des incendies, particulièrement virulent, s’est développé près de l’autoroute A6. Le feu avait également affecté le secteur de l’A5 et franchi des infrastructures routières et ferroviaires sous l’effet du vent.
L’A6 et l’A5 ont été fermées ou partiellement coupées dans plusieurs secteurs afin de permettre l’intervention des secours et d’éviter l’exposition des automobilistes aux fumées et aux flammes. Ces fermetures ont renforcé les difficultés de déplacement dans le sud de l’Île-de-France au moment où les trains étaient eux-mêmes détournés.
Des infrastructures exposées aux feux de végétation
L’épisode met en lumière la vulnérabilité des grands axes de transport face aux incendies de végétation. Même lorsqu’un feu ne prend pas naissance dans les emprises de la SNCF, la proximité des flammes peut imposer une interruption préventive du trafic. La chaleur peut endommager les câbles, les équipements électriques, la signalisation ou les installations de télécommunication indispensables à la circulation des trains.
La décision de détourner les TGV sur des lignes classiques répond à une exigence de sécurité, mais elle réduit fortement la capacité disponible. Les voies traditionnelles accueillent déjà des TER, des trains de marchandises et des circulations locales. L’ajout de TGV détournés entraîne donc rapidement des ralentissements et des conflits de circulation.
La remise en service de la LGV nécessite ensuite une inspection complète des installations. Les équipes doivent vérifier l’état des voies, des câbles et des équipements de signalisation avant d’autoriser les trains à circuler de nouveau à grande vitesse. Cette phase explique pourquoi les perturbations peuvent durer plusieurs heures après le passage du danger immédiat.
Ce qu’il faut retenir
- La circulation a repris sur la LGV Sud-Est entre Paris et Lyon.
- Les câbles endommagés par l’incendie ont été réparés dans la nuit.
- Quelques retards résiduels ont persisté lundi matin à la gare de Lyon.
- Les retards ont atteint jusqu’à six heures dimanche 12 juillet.
- L’incendie de Fontainebleau reste actif et a parcouru environ 800 hectares.
- Environ 400 pompiers et deux Canadair ont été mobilisés.
