En septembre 2026, les crédits aux sociétés non financières progressent de 3,6 % sur un an, contre 3,8 % en août, selon la Banque de France. Dans le même temps, la composante française de la masse monétaire M3 accélère à 1,7 %, portée notamment par les dépôts à terme.
Crédit et dépôts bancaires : la Banque de France relève un ralentissement des prêts aux entreprises

La progression du crédit bancaire aux entreprises françaises ralentit légèrement. Selon les statistiques de monnaie et de concours à l’économie publiées le 28 octobre par la Banque de France, l’encours des crédits aux sociétés non financières augmente de 3,6 % sur un an en septembre 2026, après 3,8 % en août. Le financement bancaire continue donc de croître, mais à un rythme annuel un peu moins rapide.
Sur l’ensemble du secteur privé résident, la progression annuelle des concours des institutions financières monétaires s’établit à 2,4 %, contre 2,5 % le mois précédent. Pour les crédits aux ménages, elle atteint 0,8 %, après 0,9 %. Ces taux décrivent l’évolution des encours sur douze mois, et non une variation des montants empruntés entre août et septembre.
Les dépôts à terme progressent plus vite que les dépôts à vue
Les ressources monétaires présentent une autre évolution. La composante française de l’agrégat monétaire M3 de la zone euro, qui comprend différentes formes de monnaie et de placements liquides, progresse de 1,7 % sur un an, après 1,2 % en août. Son encours atteint 3 379 milliards d’euros dans la publication de la Banque de France.
Dans le détail, les dépôts à terme d’une durée inférieure ou égale à deux ans augmentent de 7,2 % sur un an, contre 5,7 % en août. Les dépôts à vue accélèrent également, à 0,9 % après 0,2 %. Les comptes sur livret progressent, en revanche, de 0,2 % après 0,4 %. Les encours de titres d’organismes de placement collectif monétaires poursuivent leur recul, à −8,2 % sur un an.
Cette ventilation renseigne sur la composition des ressources bancaires et les arbitrages entre formes de liquidité. Elle ne suffit pas à établir, à elle seule, une modification du comportement d’épargne de tous les ménages : les agrégats couvrent plusieurs catégories de détenteurs et d’instruments.
Une croissance monétaire française inférieure à celle de la zone euro
Le contraste avec la zone euro apparaît dans les données monétaires publiées le 27 octobre par la Banque centrale européenne. À l’échelle des pays utilisant l’euro, l’agrégat M3 augmente de 3,5 % sur un an en septembre, un rythme inchangé par rapport à août. La croissance de la composante française, à 1,7 %, reste donc plus modérée.
La BCE indique aussi que les prêts ajustés aux sociétés non financières de la zone euro progressent de 4,2 % sur un an. Cette série européenne comporte des ajustements méthodologiques, notamment pour certains transferts de prêts, et ne doit pas être assimilée sans précaution à l’indicateur français de 3,6 %.
Les deux publications dessinent néanmoins un environnement dans lequel le crédit continue de se développer, avec des rythmes différents selon les territoires et les catégories d’emprunteurs. Pour les banques, les entreprises et les autorités économiques, l’évolution conjointe des encours de prêts et des ressources monétaires constitue un élément de suivi des conditions de financement à l’approche de la fin de l’année.