L’Île-de-France est entrée en phase pré-épidémique de bronchiolite. Les passages aux urgences augmentent chez les nourrissons. Chiffres, symptômes et gestes de prévention à connaître.
Bronchiolite : l’Île-de-France passe en pré-épidémie, ce que les parents doivent savoir

L’Île-de-France est entrée en phase pré-épidémique de bronchiolite au cours de la semaine du 19 au 25 octobre 2026. Cette évolution, annoncée par Santé publique France dans son bulletin régional du 28 octobre, appelle à la vigilance, notamment chez les parents de nourrissons. Elle ne signifie pas que l’épidémie est déjà installée.
Bronchiolite : les passages aux urgences augmentent en Île-de-France
Dans la région, 329 passages aux urgences pour bronchiolite ont été enregistrés chez les enfants de moins d’un an du 19 au 25 octobre, soit une hausse de 23,2 % par rapport à la semaine précédente. Parmi ces passages, 77 ont été suivis d’une hospitalisation, un chiffre en augmentation de 8,5 %, selon les données du réseau OSCOUR reprises par Santé publique France.
Les détections du virus respiratoire syncytial (VRS), principal responsable de la bronchiolite, restent stables dans les laboratoires de ville et progressent légèrement à l’hôpital. D’autres virus peuvent aussi provoquer cette infection respiratoire. Selon le bulletin national du 28 octobre, l’Île-de-France est à ce stade la seule région de France hexagonale en phase pré-épidémique. L’activité reste à son niveau de base dans la plupart des autres régions.
Quels symptômes de bronchiolite doivent alerter les parents ?
La bronchiolite touche principalement les enfants de moins de deux ans. Elle débute souvent par un rhume, puis peut entraîner une toux et une respiration rapide ou sifflante. Dans la majorité des cas, l’évolution est favorable, mais les plus jeunes nourrissons peuvent développer des difficultés respiratoires ou s’alimenter moins bien, rappelle l’Assurance maladie.
En cas de symptômes évoquant une bronchiolite, un examen médical dans la journée est recommandé, même si le bébé continue à boire et semble en bon état général. Il faut appeler le 15 ou le 112 sans attendre en cas de difficulté importante à respirer, de pauses respiratoires, de lèvres bleutées, de somnolence inhabituelle ou d’importantes difficultés à s’alimenter. L’Assurance maladie recommande également de contacter rapidement les secours si le nourrisson a moins de deux mois ou présente des facteurs de fragilité. Ces consignes sont détaillées sur ameli.fr.
Comment protéger les nourrissons contre la bronchiolite ?
Les gestes de prévention restent essentiels : se laver les mains avant de toucher un bébé, éviter les contacts avec les personnes enrhumées, aérer régulièrement le logement et ne pas exposer l’enfant à la fumée du tabac. Si un nourrisson est malade, les lavages de nez au sérum physiologique, notamment avant les repas, peuvent l’aider à mieux respirer ; il doit continuer à dormir sur le dos.
Une protection contre les formes graves liées au VRS est aussi proposée, selon la situation, par la vaccination de la femme enceinte ou par l’administration d’un anticorps au nourrisson. La campagne de prévention 2026-2027 a commencé le 14 septembre en France métropolitaine. Les parents peuvent demander conseil à leur médecin, à leur sage-femme ou à leur pharmacien, conformément aux informations de l’Assurance maladie.
Les prochains bulletins de Santé publique France permettront de déterminer si la hausse observée en Île-de-France se poursuit et si la région entre en phase épidémique.