Les exportations françaises de services marchands atteignent 72,1 milliards d’euros au troisième trimestre 2026, contre 70,9 milliards au printemps, selon l’Insee. Les ventes industrielles à l’étranger diminuent dans le même temps, illustrant des trajectoires sectorielles contrastées.
Exportations françaises : les services marchands progressent, l’industrie recule au troisième trimestre

Les exportations françaises de services marchands ont atteint 72,1 milliards d’euros au troisième trimestre 2026, contre 70,9 milliards au deuxième, selon les séries détaillées de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) mises à jour le 30 octobre. Dans le même temps, les exportations industrielles, énergie comprise, sont passées de 169,4 à 167,1 milliards d’euros. Cette divergence sectorielle apparaît dans les données trimestrielles sur les exportations par produit.
Au total, la valeur des exportations de biens et de services, après correction territoriale, s’établit à 265,3 milliards d’euros, contre 266,5 milliards au trimestre précédent. Les montants sont exprimés aux prix courants, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Ils ne doivent donc pas être assimilés à une mesure de la seule évolution des quantités exportées.
Les services marchands progressent malgré le recul industriel
Les services marchands affichent une augmentation de 1,2 milliard d’euros d’un trimestre sur l’autre, soit environ 1,7 % en valeur. Les exportations industrielles diminuent de 2,3 milliards, soit près de 1,4 %. Les produits agricoles reculent également, de 5,1 à 4,9 milliards d’euros. Les services non marchands restent, pour leur part, à 0,5 milliard d’euros dans cette présentation arrondie.
Ces évolutions décrivent des montants facturés à l’étranger par grandes catégories. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’identifier un changement de compétitivité : les variations de prix, la composition des échanges et les livraisons de grande taille peuvent modifier les valeurs trimestrielles.
Le commerce extérieur pèse sur l’activité en volume
La première estimation des comptes nationaux du troisième trimestre publiée par l’Insee apporte un autre éclairage. Mesurées en volume, les exportations de biens et services reculent de 1,7 % après une hausse de 2,8 % au deuxième trimestre. Les importations progressent de 0,1 %, si bien que le commerce extérieur retranche 0,6 point à l’évolution du produit intérieur brut (PIB).
L’Insee précise que la baisse des exportations en volume est particulièrement marquée dans les matériels de transport (–9,1 %), notamment l’aéronautique. Les produits agricoles (–7,0 %) et les produits agroalimentaires (–1,1 %) sont également en retrait. À l’inverse, les exportations de services continuent de progresser en volume, de 0,5 %, mais moins rapidement qu’au deuxième trimestre (+1,0 %).
Valeurs courantes et volumes racontent ainsi deux dimensions complémentaires : la première mesure les montants des échanges, la seconde leur contribution réelle à l’activité économique. Cette distinction importe pour les entreprises exportatrices comme pour les analystes du commerce extérieur, à l’heure où le PIB français s’est contracté de 0,1 % au troisième trimestre.