Le transport ferroviaire européen a atteint 457 milliards de voyageurs-kilomètres en 2025, en hausse de 2,6 %, selon les données publiées par Eurostat le 30 octobre. Avec 1,312 milliard de voyages, la France se classe deuxième de l’Union européenne et figure aussi parmi les pays où le train est le plus utilisé rapporté à la population.
Train : 1,31 milliard de voyages en France, le rail européen atteint un record

Le transport ferroviaire a franchi un nouveau sommet dans l’Union européenne en 2025. Selon les statistiques publiées par Eurostat le 30 octobre 2026, les principales entreprises ferroviaires ont assuré 457 milliards de voyageurs-kilomètres, contre 445 milliards en 2024, soit une progression de 2,6 %. La France occupe la deuxième place européenne en nombre de voyages en train.
Eurostat dénombre 1,312 milliard de voyages ferroviaires en France en 2025. L’Allemagne reste en tête avec 2,954 milliards, tandis que l’Italie arrive troisième avec 844 millions. Ces chiffres mesurent le nombre de déplacements recensés par les opérateurs, et non le nombre de personnes distinctes ayant emprunté le train.
La France, deuxième marché ferroviaire européen en nombre de voyages
La comparaison fait apparaître le poids économique du rail français au sein du marché européen. Les déplacements ferroviaires représentent une activité importante pour les opérateurs, les gestionnaires d’infrastructures et les services associés aux gares. Mais le nombre de voyages, pris isolément, ne renseigne ni sur les recettes des compagnies ni sur le prix moyen des billets.
Un deuxième indicateur permet de mesurer l’usage réel du réseau : le voyageur-kilomètre, qui correspond au déplacement d’un voyageur sur un kilomètre. Rapporté à la population, cet indicateur atteint 1 606 voyageurs-kilomètres par habitant en France, contre 1 692 en Hongrie et 1 588 en Autriche. La France est donc également deuxième dans ce classement européen, selon Eurostat.
Un record européen de 457 milliards de voyageurs-kilomètres
À l’échelle de l’Union, les 457 milliards de voyageurs-kilomètres constituent le plus haut volume enregistré pour les principales entreprises ferroviaires depuis le début de la collecte harmonisée en 2004. Eurostat retient dans cette catégorie les opérateurs réalisant au moins 100 millions de voyageurs-kilomètres ; les plus petits transporteurs représentent une part limitée du total européen.
La progression de 2,6 % par rapport à 2024 porte sur les distances parcourues par les voyageurs. Elle ne doit pas être confondue avec une augmentation identique du nombre de billets vendus ou de passagers transportés dans chaque pays. Un trajet plus long accroît les voyageurs-kilomètres même si le nombre de déplacements reste inchangé.
Des besoins d’investissement à mesurer avec la fréquentation
La montée du trafic remet au premier plan la capacité des réseaux à accueillir les voyageurs. Dans son bilan publié le 24 juin 2026, l’Autorité de régulation des transports soulignait déjà que la croissance de la fréquentation française appelait un développement de l’offre et des investissements dans les infrastructures.
Pour les pouvoirs publics comme pour les entreprises ferroviaires, la question est désormais de rapprocher la demande de transport, les capacités disponibles et les moyens consacrés à l’entretien du réseau. Le nouveau classement européen fournit un point de comparaison, mais il ne mesure pas directement la ponctualité, les tarifs ou la qualité de service. Ces dimensions restent indispensables pour apprécier les conditions dans lesquelles les voyageurs utilisent effectivement le train.