Il aura été au centre de la polémique de l’été. Le burkini, un costume de bain pour femme couvrant le torse ainsi qu'une partie des membres et de la tête, bat des records de vente.
"La burqa des mers"
Le burkini, qui est destiné à celles qui jusqu’ici se baignaient voilées et qui a vite été surnommé la "burqa des mers", remporte un succès croissant depuis que la polémique a éclaté en France. Interrogée par Europe 1, la créatrice du burkini annonce que, ces dernières semaines, le vêtement contesté s'écoule très bien en France.
"On a eu une augmentation des ventes en France depuis plusieurs semaines, entre 35 à 40 %, se réjouit Aheda Zanetti, une Australienne d'origine libanaise. C’est elle qui, en 2004 à Sydney, a eu l’idée de mettre au point une « tenue convenable pour les femmes sportives et pudiques ».
D’après elle, 30 % de sa clientèle ne serait pas issue de cette communauté. Certaines clientes sont juives, mormones, chrétiennes, hindoues. D’autres voudraient simplement protéger leur corps du soleil.
De Marseille à la Corse, en passant par Cannes
La polémique a commencé près de Marseille, lorsqu’un événement privé organisé dans un parc aquatique – les femmes y étaient invitées à porter cette tenue de plage couvrant le corps et la tête – a été annulé, le 9 août, face aux critiques.
Puis un arrêté pris à Cannes (Alpes-Maritimes) interdisant le port de vêtements religieux sur les plages a dans la foulée déclenché une bataille juridique entre le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et la municipalité.
Enfin le 15 août, le maire de Sisco (Haute-Corse) a pris une décision similaire, deux jours après une rixe survenue sur une plage de la commune.
